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Un syndicat contre une "milice armée" dans la police

Le syndicat Unité SGP-Police s'oppose à la création au sein de la police nationale d'une réserve citoyenne qui s'apparente, selon lui, à une "milice armée". La loi sur la sécurité intérieur (Loppsi 2) examinée mercredi par les députés prévoit d'étendre au

Le syndicat Unité SGP-Police s'oppose à la création au sein de la police nationale d'une réserve citoyenne qui s'apparente, selon lui, à une "milice armée". La loi sur la sécurité intérieur (Loppsi 2) examinée mercredi par les députés prévoit d'étendre au - -

Le syndicat Unité SGP-Police s'oppose à la création au sein de la police nationale d'une réserve citoyenne qui s'apparente, selon lui, à une "milice armée".

La loi sur la sécurité intérieur (Loppsi 2) examinée mercredi par les députés prévoit d'étendre aux citoyens volontaires la réserve civile créée en 2003 pour les retraités de la police nationale âgés de moins de 65 ans.

Le recrutement de volontaires réservistes, notamment parmi les étudiants, vise à compenser la baisse des effectifs dans la police nationale. Ils pourront être armés et dresser des procès-verbaux après avoir été formés sur le tas.

Pour Nicolas Comte, secrétaire général d'Unité SGP-Police, la sécurité ne peut être confiée "qu'à des hommes formés aguerris et aptes à répondre à toutes les situations comme le sont les policiers nationaux."

Il s'interroge dans un communiqué sur "cette volonté de créer un semblant de 'milices' armées et mal formées plutôt que de maintenir des policiers nationaux".

Nicolas Comte juge cette décision d'autant plus mal fondée qu'en même temps le ministère de l'Intérieur s'apprête à fermer plusieurs compagnies républicaines de sécurité et poursuit la réduction des effectifs dans le cadre de la réforme générale des politiques publiques.

L'UMP justifie la création du statut de réserviste volontaire par le trop petit nombre de candidats dans les rangs des retraités de la police, un peu plus de 5.000 en 2009.

"L'objectif, c'est plus d'effectifs mobilisables en temps réel et plus disponibles", explique jeudi dans Libération Eric Ciotti, qui a en charge les questions de sécurité à l'UMP.

Il souligne que la réserve dans la gendarmerie compte 40.000 hommes.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

REUTERS