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SNCF: de possibles sanctions individuelles contre les cheminots

Le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari (gauche) et le Premier ministre Édouard Philippe, le 19 octobre 2019

Le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari (gauche) et le Premier ministre Édouard Philippe, le 19 octobre 2019 - Dominique Faget - AFP

"La SNCF n'exclut pas de les sanctionner individuellement", a déclaré le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari dans Le Parisien.

Le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a estimé samedi que la SNCF pourrait prononcer des sanctions individuelles à l'encontre des cheminots ayant pris part à un mouvement social, qui perturbe fortement le trafic depuis vendredi, dans une interview au Parisien.

Depuis jeudi soir, des conducteurs et contrôleurs ont invoqué le droit de retrait après un accident qui a fait 11 blessés dans les Ardennes, dont un conducteur qui était le seul agent SNCF à bord du train. Il s'est poursuivi vendredi et samedi.

Mais pour Jean-Baptiste Djebbari, "dans le cas présent, ce mouvement semble organisé de façon collective par des syndicats, et notamment la CGT" et ressemble plus à une grève qu'au droit de retrait, selon lui.

Des agents mis en demeure pour 'absence irrégulière'

Le PDG de la SNCF, Guillaume Pepy, avait déjà annoncé son intention de saisir la justice pour faire reconnaître qu'il s'agissait d'une grève "surprise". Et Jean-Baptiste Djebbari a indiqué qu'au-delà, des sanctions individuelles pourraient être prononcées.

"Après avoir mis en demeure les agents concernés pour 'absence irrégulière', la SNCF n'exclut pas de les sanctionner individuellement", déclare-t-il dans Le Parisien, avec différents degrés de sanctions possibles.

Plus tôt dans la journée, Guillaume Pepy avait lui-même indiqué son intention de "mettre en demeure" les cheminots ayant cessé le travail et indiqué que s'ils ne s'exécutaient pas ils pourraient "évidemment s'exposer au droit disciplinaire".

Salomé Vincendon avec AFP