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Rues vides, transports désertés... Le couvre-feu globalement bien respecté à Paris

La capitale ainsi que toute la région d'Ile-de-France a connu samedi soir sa première véritable soirée de couvre-feu, en vigueur de 21 à 6 heures du matin pour les quatre prochaines semaines.

Il est 21 heures, Paris... s'endort. Une nouvelle idée de refrain pour Jacques Dutronc mais surtout un quotidien que connaissent désormais les Franciliens et Franciliennes et ce, pour au moins quatre semaines.

Entrée en vigueur dans la nuit de vendredi à samedi, le couvre-feu a pour la première fois véritablement interrompu la vie nocturne des habitants d'Île-de-France, les obligeant à rester chez eux de 21 à 6 heures du matin. Une mesure sanitaire exceptionnelle, prise dans l'optique de soulager les hôpitaux confrontés à une deuxième vague de malades du coronavirus et d'éviter d'instaurer un nouveau confinement.

Des renforts de police pour faire respecter le couvre-feu

Si la mesure est perçue comme un "confinement nocturne", c'est parce que les images sonnent étrangement comme un rappel à la situation sanitaire du printemps dernier. Les rues de la capitale sont vides, désertes, abandonnées pour les neuf prochaines heures.

"C'est parlant. Il est 21 heures et il n'y n'a plus personne. La situation est quasi propre", se félicite le commissaire Patrick Caron, de la Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) de la Préfecture de police, chargée de veiller au respect des nouvelles règles.

Les autorités ont notamment déployé un renfort de 1350 policiers et gendarmes pour faire appliquer le nouveau dispositif dans la capitale et la petite couronne. Et si l'heure n'est plus à la pédagogie mais à la sanction pour les forces de l'ordre, force est de constater que Paris était globalement silencieuse samedi soir, la plupart de ses habitants respectant scrupuleusement le couvre-feu.

Une manifestation sauvage

Seuls des chauffeurs VTC et des taxis à la recherche de clients retardataires mais également des bus de nuits bien souvent vides circulaient dans la soirée. Dans les métros les quelques passagers présents à bord des rames ont bien souvent leur attestation dérogatoire pour pouvoir circuler librement.

Quelques irréductibles manifestants ont protesté en partant de Châtelet contre la mesure prise par les autorités. Une manifestation sauvage rassemblant une centaine de personnes qui ont été dispersées au cours de la nuit par les forces de l'ordre.

Pas d'autres incidents n'a, à ce stade, été constaté au cours de la nuit par les forces de police qui ont effectué leur patrouille jusqu'au petit matin. Il est 6 heures, Paris s'éveille à nouveau.

Hugues Garnier avec AFP