BFMTV

Retraites: une centaine de personnes manifestent devant le siège de LaREM à Paris

Dans une ambiance tendue, la police est intervenue pour disperser les manifestants avec des tirs de gaz lacrymogène. Trois manifestants ont été interpellés, selon la préfecture de police, qui a comptabilisé deux blessés parmi eux, dont l'un souffrant d'un malaise.

Une centaine de personnes ont manifesté ce jeudi en début d'après-midi devant le siège de La République en marche dans le centre de Paris, ont constaté, tandis que le parti majoritaire dénonçait une "tentative d'intrusion" dans ses locaux.

Dans une ambiance tendue, la police est intervenue pour disperser les manifestants avec des tirs de gaz lacrymogène. Trois manifestants ont été interpellés, selon la préfecture de police, qui a comptabilisé deux blessés parmi eux, dont l'un souffrant d'un malaise. 

Les contestataires, dont des syndicalistes et certains se réclamant des gilets jaunes, ont scandé "On ira jusqu'au retrait" et "On est là". Ils s'étaient réunis peu avant 13 heures devant le siège du parti d'Emmanuel Macron, situé rue Sainte-Anne, dans le 2e arrondissement. 

Une "tentative d'intrusion" remise en question

Le délégué général de LaREM, Stanislas Guérini, a dénoncé une "tentative d'intrusion" au siège de son parti. 

"Vouloir pénétrer dans un mouvement politique, effrayer ses salariés, ce n'est pas une expression démocratique légitime. C'est faire primer la violence sur la démocratie", a commenté sur Twitter le député de Paris, en accusant des "manifestants radicalisés" de la "CGT et Sud-Rail". D'après Stanislas Guérini, un policier aurait été blessé pendant l'évacuation des manifestants.

Contactée par BFMTV, la préfecture confirme qu'une tentative d'intrusion a bien eu lieu au siège de LaREM dans la journée.

Mélenchon réagit aux actes des manifestants

Plusieurs députés LaREM, comme Jean-Baptiste Moreau ou Anne-Laure Cattelot, ont également fustigé ces actes sur Twitter. Cette dernière a appelé les autres responsables politiques à se joindre à eux dans la condamnation d'un "acte contre la démocratie". 

Le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, après avoir rappelé que Stanislas Guérini "applaudissait" le "siège" de la France Insoumise par un syndicat de policiers, et dénoncé le manque de "compassion" du patron de LaREM face aux "mutilés de la répression des manifestants", s'est demandé s'il avait "peur" des syndicalistes. 

C.Bo. avec AFP