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Remise en cause des raisons de la catastrophe AZF

Une fuite de carburant de fusées, survenue sur le site voisin d'AZF, serait à l'origine de l'explosion de l'usine chimique.

Une fuite de carburant de fusées, survenue sur le site voisin d'AZF, serait à l'origine de l'explosion de l'usine chimique. - -

Une fuite de carburant de fusées, survenue sur le site voisin d'AZF, serait à l'origine de l'explosion de l'usine chimique toulousaine qui avait fait 31 morts en septembre 2001, selon un article à paraître mercredi dans Sud-Ouest.

Selon le journal Sud-Ouest, une fuite de carburant de fusées, survenue sur le site de la SNPE, usine située à quelques dizaines de mètres d'AZF, serait à l'origine de l'explosion de l'usine chimique toulousaine. Sud-Ouest indique mardi soir sur son site internet que son enquête s'appuie notamment sur les révélations d'une revue spécialisée dans le droit du danger et le management du risque qui précise qu'une « première explosion aurait eu lieu avant celle du hangar de l'usine AZF », propriété de la société Grande Paroisse, filiale à 100% du groupe Total.
Cette explosion survenue sur le site de l'usine voisine de la Société nationale des poudres et explosifs (SNPE), spécialisée dans la chimie fine, aurait produit des vibrations qui «auraient déclenché l'explosion de deux bombes dormantes situées sous le hangar 221 de l'usine AZF».

Sud-Ouest rappelle que la SNPE, qui est protégée par le secret-défense, « n'a jamais été ciblée par l'instruction judiciaire ». L'explosion de l'usine AZF est la plus importante catastrophe industrielle en France depuis la Seconde guerre mondiale. Elle a aussi fait
20 800 blessés, d'après les documents judiciaires officiels.

« Des éléments ignorés par l'enquête »

« Cette enquête de Sud-Ouest est à prendre au sérieux car elle prend en compte des éléments qui ont été volontairement ignorés par l’enquête officielle, assure Jacques Mignard, à l’époque délégué CGT de l’usine AZF en charge de la sécurité. Nous avions demandé que des démarches soient faites auprès de la SNPE et ce depuis le début de l’enquête il y a 11 ans maintenant. Elles nous ont toujours été refusées sans explication. Ça pouvait plaire à certains que les indemnités liées à la catastrophe soient prises en compte par d’autres groupes que par l’Etat ».

La rédaction avec J.F. Forquès