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La mosquée de Limoges profanée avec des excréments

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Les portes de la mosquée de Limoges ont été profanées avec des excréments dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé le ministre de l'Intérieur Manuel Valls. C'est la deuxième profanation de la mosquée en deux mois.

Les portes de la mosquée de Limoges ont été profanées avec des excréments dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, en condamnant avec « la plus grande fermeté » cette nouvelle profanation. En juillet, la mosquée avait déja été profanée : deux symboles néo-nazis avaient été tagués sur les portes du lieu de culte.
« Cet acte porte gravement atteinte à la dignité des musulmans et choque l'ensemble des citoyens attachés aux valeurs de respect et de tolérance » explique dans un communiqué le ministre de l'Intérieur, également en charge des cultes.
« Manuel Valls assure les communautés musulmanes de Limoges et de France de son entier soutien. Il réaffirme enfin sa détermination, ainsi que celle des services de police en charge des investigations, à identifier le ou les auteurs de ces agissements intolérables, afin de les déférer à la justice », a-t-il ajouté.

Un acte « immonde et ignoble »

Le recteur de la mosquée, Hassan Izzaoui, a dénoncé dans l'apèrs-midi de mercredi un acte « immonde et ignoble ». « Ces exactions m'inspirent de l'indignation, de la colère (...) Ce sont des actes qui s'inscrivent dans une crispation au niveau national autour de la communauté musulmane », a-t-il dit.
« Même si, heureusement, la France n'est pas un pays raciste, le racisme existe », a-t-il estimé, avant de préciser qu'une plainte devait être déposée dans l'après-midi suite à cette dégradation. Le recteur de la mosquée a cependant appelé les membres de sa communauté à « continuer de se comporter comme des citoyens responsables ».
« Je ne comprends pas que la mosquée de Limoges soit la cible de telles attaques dans la mesure où son recteur est un homme très ouvert et impliqué dans la vie associative et civile » a réagi dans la foulée Alain Rodet, le député-maire PS de Limoges. Selon lui, il peut s’agir d'un « acte isolé sans lien avec la première affaire de dégradations visant la mosquée », fin juillet. « Je ne pense pas qu'à Limoges il y ait un mouvement de fond islamophobe » a estimé Alain Rodet.

Hausse de 14% des actes antimusulmans au 1er semestre

Début août, la mosquée de Montauban (Tarn et Garonne) avait aussi été la cible d'un acte islamophobe: deux têtes de cochon avaient été déposées devant.
Selon l'Observatoire national contre l'islamophobie, le nombre des actes antimusulmans a augmenté de 14,49% au premier semestre en France. Dans son communiqué, Manuel Valls « tient à rappeler que s'attaquer à une religion, c'est s'attaquer à la République ».
Après la profanation de Limoges, le président du Conseil français du Culte musulman (CFCM) a appelé les musulmans de France à « la vigilance », les appelant également à « la sérénité face à la multiplication de ces actes de provocation lâches et méprisables ».

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La Rédaction

La rédaction avec Reuters