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Puy-de-Dôme: 1,8 million d'euros retrouvés, deux suspects en détention provisoire

Bien que toujours valides, les billets de banque volés étaient destinés à être détruits. (photo d'illustration)

Bien que toujours valides, les billets de banque volés étaient destinés à être détruits. (photo d'illustration) - Jack Guez - AFP

Les enquêteurs ont mis la main sur  1,8 million d'euros dans l'affaire des vols de billets usagés à la Banque de France, dans le Puy-de-Dôme.

L'histoire tient du scénario de polar. Quelque 1,8 million d'euros ont été retrouvés lors de perquisitions au domicile de deux hommes, suspectés d'avoir volé des billets usagés à la Banque de France, à Vic-le-Comte, dans le Puy-de-Dôme. Ils ont été placés vendredi soir en détention provisoire.

"On a retrouvé, enterré dans le jardin de l'un des suspects, un paquet contenant 500.000 euros, et on a retrouvé un sac contenant 1.300.000 euros chez un tiers, mais il était de bonne foi et a été mis hors de cause", a précisé dans la soirée le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Pierre Sennès.

"Les deux suspects auteurs des faits ont été placés en détention provisoire, et leurs épouses sous contrôle judiciaire. Ils ont été mis en examen pour vol aggravé, et recel de vol aggravé", a poursuivi le magistrat.

Des billets usagés mais valides

L'affaire, révélée par La Montagne, remonte à la fin du mois d'août. Deux salariés âgés de 56 et 57 ans avaient été mis à pied par la Banque de France, soupçonnés d'être impliqués dans la disparition de plusieurs sacs de billets de banque, destinés à être détruits mais toujours valides. 

Contactée, la direction de la Banque de France avait reconnu "avoir été victime d'une tentative de fraude" mais s'était refusée à plus de précisions. D'après le quotidien régional, c'est une salariée affectée pour l'été au service traçabilité qui avait découvert un carton de huit kilos de billets usagés, mis de côté alors qu'il était destiné à la broyeuse. Elle avait alors alerté sa hiérarchie de cet "incident" dans le cadre du processus de sureté. L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Clermont-Ferrand.

A. G. avec AFP