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Punis pour avoir triché, des élèves d’un institut privé exclus 8 heures dans une pièce de 3m2

Depuis décembre, les élèves de l'institut privé catholique Saint-Louis Saint-Clément à Viry-Châtillon reconnus coupables de tricherie sont envoyés dans un "parloir" de 3m2.

Il est le premier à avoir expérimenté cette sanction. Soupçonné de tricherie, Victor a passé 8 heures exclu au parloir, une salle d'environ 3m2 sans fenêtre. 

"Exclu, c'est le mot parce qu'il n'y avait même pas de fenêtre dans la salle et la salle était vraiment petite. J'ai pu quand même aller aux toilettes, mais c'était à condition que ce soit une heure creuse, c'est-à-dire où tout le monde a cours pour éviter que je croise personne", raconte cet élève de l'institut privé catholique Saint-Louis Saint-Clément.

Depuis, d'autres élèves de cet établissement de Viry-Châtillon dans l'Essonne ont connu la même punition, réservée aux élèves suspectés ou reconnus coupables de triche depuis le mois de décembre.

"Un peu trop humiliant"

Certains de ces élèves ont même passé trois demi-journées d'affilé au parloir. Une sanction jugée disproportionné par certains élèves. 

"Il y a d'autres solutions, je ne pense pas qu'enfermer un élève pendant 8 heures dans une salle de 3m2 soit le bon choix à faire", estime l'un d'entre eux. "Un simple zéro pourrait suffire pour montrer aux élèves que la triche c'est mal... C'est un peu trop humiliant je trouve", juge un autre. 

D'autres en revanche voient dans cette sanction une visée pédagogique.

"Le parloir permet aux élèves de s'avancer sur leurs cours et surtout de réfléchir. Ca permet aussi de les dissuader de tricher la prochaine fois", estime un lycéen. 

Dans une note adressée aux parents d'élèves, la direction Saint-Louis Saint-Clément assure qu'"il ne s'agit pas de mise en quarantaine". "Il ne s'agit évidemment ni d'humilier ni de stigmatiser", ajoute la direction, qui défend une mesure qui doit servir de temps de réflexion ainsi qu'une punition qui serait bienveillante et préventive. 

Viry
Viry © BFM Paris
Tiphaine Paucot-Landelle, Dah Magassah avec Carole Blanchard