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Plus d'un jeune sur deux déjà harcelé sur les réseaux sociaux

Un écran de smartphone. Photo d'illustration

Un écran de smartphone. Photo d'illustration - JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Selon une étude britannique, 54% des jeunes de 12 à 20 ans se sont déjà sentis harcelés en ligne. Instagram serait le réseau social le plus propice au harcèlement.

Le cyber-harcèlement n'a pas fini de faire des victimes. D'après le rapport annuel de l'association britannique de lutte contre le harcèlement Ditch the Label publié mi-juillet et repéré par le Figaro, 54% des jeunes de 12 à 20 ans estiment avoir déjà été harcelés sur les réseaux sociaux.

S'ils affectionnent particulièrement ces sites, ils ne sont que 6% à les considérer comme "sûrs". Instagram est le réseau social sur lequel les jeunes se font le plus harceler (42%), suivi de Facebook (37%) et de Snapchat (31%). 

69% ont déjà harcelé

Parmi ceux qui ont déjà été harcelés en ligne, 68% déclarent avoir reçu un message privé injurieux, 41% ont été victimes de fausses rumeurs postées sur la toile, 39% admettent avoir reçu un commentaire désobligeant sur leur profil et 34% sur une photo. Les autres formes de harcèlement vont du partage d'informations personnelles à l'usurpation d'identité par la création d'un faux profil à son image. 

Les adeptes de cette méthode sont plus nombreux qu'on ne l'imagine: 69% des répondants avouent avoir déjà endossé le rôle du harceleur. Un sur trois reconnaît avoir déjà partagé une capture d'écran d'un statut ou d'une photo pour se moquer, un sur quatre avoir déjà "trollé" quelqu'un dans un jeu en ligne, et un sur cinq avoir aimé ou partagé une publication qui se moquait ouvertement d'un tiers. 

Conséquences psychologiques et décrochage scolaire

S'il peut sembler anodin pour ceux qui l'emploient, le cyber-harcèlement n'est pas sans conséquence sur les victimes: 41% d'entre elles avouent avoir développé une anxiété sociale, 37% avoir été en dépression, 26% avoir développé des pensées suicidaires, tandis que 20% admettent avoir séché des cours.

Une autre étude britannique, #StatusOfMind, menée par la Royal Society for Public Health et publiée en mai, avait déjà soulevé les conséquences néfastes du harcèlement en ligne sur ses victimes. Dépression, troubles du sommeil et de l'alimentation, et perte de confiance en soi font partie des séquelles les plus communes.

Céline Penicaud