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Paris: Hidalgo entend la gêne liée aux travaux mais rassure, "l'essentiel sera terminé en septembre"

Interrogée sur les travaux qui obstruent la circulation de Paris, la maire de la capitale a "compati avec les Franciliens" mais elle juge ces réformes "nécessaires". Elle a fait savoir que certaines des places végétalisées seraient livrées d'ici la fin de l'année 2019.

Invitée du 19h Ruth Elkrief ce jeudi soir, Anne Hidalgo a volontiers reconnu que les travaux de voirie qui ont lieu depuis plusieurs mois dans le coeur de la capitale dégradent les conditions de circulation et sont "très impactants" pour les usagers franciliens. La maire de Paris a dit comprendre "la gêne", mais elle s'est montrée rassurante, précisant:

"La grande majorité de ces travaux seront terminés aux alentours de cet été, et vers la fin de l'année à partir de septembre".
"Je comprends que les moments de travaux, de transition, génèrent beaucoup de gêne. (...) Je suis d'accord avec les Parisiens qui me disent que 'c'est compliqué'", a-t-elle martelé tout au long de l'interview, avant de donner quelques précisions sur l'avancée et le calendrier des travaux.

"Nous sommes en plein coeur de la mutation"

"Une grande partie des places que nous sommes en train de réaménager seront livrées entre les mois de septembre, octobre et novembre. Certaines seront livrées dès cet été mais "certaines grandes places comme Bastille devraient être livrées à l'automne. La place d'Italie sera l'une des dernières", a-t-elle précisé, donc à la fin de l'année. 

Anne Hidalgo explique vouloir "travailler et préparer la ville aux chocs liés au front du climat", notamment à travers "la transformation du réseau autoroutier", ou bien la création de davantage de pistes cyclables. Elle juge "indispensable" de faire changer les comportements et de poursuivre "la mutation" qui est en cours.

"Il fallait le faire et je pense que j'aurais eu plus de reproches encore si nous n'avions pas faites ces réformes!", a vitupéré la maire de Paris. "On sait que dans les années qui viennent, une ville comme Paris connaîtra des températures jusqu'à 50°C, et nous avons que des températures si élevées dans une ville aussi minérale, la vie n'est pas possible. Nous sommes en plein coeur de la mutation. Si nous étions une ville comme Rome, nous aurions raté le tournant de la modernité", a-t-elle développé.
Jeanne Bulant