BFMTV

Paris: en sous-effectif à cause du coronavirus, les services de propreté débordés

De nombreux habitants jugent que la ville est plus sale depuis le début du confinement. En cause: une baisse des effectifs des services de propreté de la capitale.

Pour de nombreux habitants de Paris, le constat est sans appel: la ville est "sale". "Il n'y a que le nettoyage des artères principales qui est maintenu, le reste est assez sale", juge par exemple un Parisien au micro de BFM Paris. "Il y a beaucoup plus de crottes de chien que d'habitude", ajoute-t-il. Dans certaines rues, les odeurs des ordures incommodent même les riverains.

Déchets, mégots, déjections: la propreté de la capitale pâtit de la crise du coronavirus. Les services de nettoyage de la ville sont en effet débordés, puisqu'ils doivent actuellement fonctionner avec seulement un tiers de leurs effectifs habituels.

"Il y a en ce moment environ mille agents par jour (contre 3000 habituellement, NDLR) qui sont déployés pour assurer le ramassage des poubelles et le nettoyage des rues de Paris, détaille Paul Simondon, adjoint à la propreté et gestion des déchets de la mairie. "Il faut tenir dans la durée."

Malgré une baisse d'un tiers des ordures à Paris par rapport à la normale, la ville a été contrainte de prioriser le nettoyage de certaines artères commerçantes au détriment d'autres rues, et de se concentrer sur le ramassage des ordures, indispensable même en temps de confinement.

Des agents contaminés au covid-19

Une cinquantaine d'agents des services de propreté de Paris ont par ailleurs été contaminés, et certains sont actuellement hospitalisés. Nombre de ceux qui nettoient tous les jours les rues de la capitale vont ainsi au travail la peur au ventre.

"J'ai quand même une fille, donc on se dit 'Est-ce que je risque pas de l'attraper et de le donner à quelqu'un d'autre?', confie Loïc Jacazaires, conducteur d'un engin propreté. On est un peu hésitant, mais il y a pas le choix, il faut y aller."

Seul point positif de ces rues plus sales que la normale durant le confinement: "ça incite les gens à rester chez eux!", assure un habitant rencontré par BFM Paris.

Juliette Mitoyen