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Nouvelles plaques : le retour gagnant du département

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Michèle Alliot-Marie a finalement cédé : le numéro de département continuera à figurer sur les nouvelles plaques d’immatriculation.

Après des mois de polémique autour du nouveau système d'immatriculation des véhicules, la ministre de l'Intérieur a lâché du lest ce mardi. Face à la demande du collectif « Jamais sans mon département », qui regroupe plus de 200 parlementaires, Michèle Alliot-Marie a accepté qu'un numéro de département figure obligatoirement sur les nouvelles plaques. Chaque propriétaire de véhicule pourra choisir le département avec lequel il se sent les attaches les plus fortes. Et ce numéro sera accompagné du logo de la région correspondante. La nouvelle plaque sera sur le modèle AA-123-AA. Sur la gauche de la plaque, figurera la lettre F pour France sur fond bleu avec les étoiles jaunes de l'Europe.

Immatriculation à vie... mais pas pour le département

A l'origine, la mention du département devait disparaître, sauf volonté expresse du conducteur, et ce pour simplifier les démarches administratives. D'autre part, si le numéro de la plaque restera à vie sur le véhicule, le numéro du département pourra être changé comme l'explique Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l'Intérieur : « La plaque conservera à vie le numéro d'immatriculation, c'est-à-dire les 2 lettres, les 3 chiffres et les 2 lettres qui seront au centre de la plaque et formeront le numéro d'immatriculation. C'est celui-là qui sera attaché à vie au véhicule. Maintenant, si la voiture, déménage, change de propriétaire, et que le nouveau propriétaire veut changer le numéro de département qui ne lui convient pas, il pourra juste changer le jeu de plaques en prenant un autre numéro de département. Mais il gardera le même numéro d'immatriculation centrale ».

Non à la suppression du logo régional et au grossissement du département

Richard Mallié, député UMP des Bouches-du-Rhône et co-président du collectif « Jamais sans mon département », s'est déclaré partiellement satisfait de cette décision : « Nous avons obtenu gain de cause pour l'essentiel ».
Gérard Gachet revient pour sa part sur les coulisses des négociations : « Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a accepté de prendre en compte l'attachement d'un certain nombre de parlementaires et de Français à la présence du département sur la plaque. Ca sera obligatoire, sur chaque plaque il y aura un numéro de département et le logo de la région correspondante, au libre choix de l'automobiliste. En revanche, d'autres demandes des parlementaires n'ont pas été retenues, puisque c'est un accord équilibré où chacun a fait des concessions. Ils voulaient que ce soit obligatoirement le numéro de département du domicile et ils voulaient faire sauter le logo de la région pour grossir le numéro du département. Ca, nous ne l'avons pas accepté ».

Manque de cohérence et de lisibilité

En effet, certains parlementaires membres du du collectif « Jamais sans mon département » ne sont pas pleinement satisfaits. Ainsi, François Loncle, député PS de l'Eure, estime que « le fait que l'automobiliste puisse choisir, c'est tout à fait incompréhensible parce que ça mène à une certaine confusion. On pourra choisir au gré de ses préférences, si l'on veut le département des Bouches-du-Rhône parce qu'on y va en vacances, le département de l'Yonne parce qu'on supporte une équipe de football... Et le numéro du département sera petit et donc peu lisible. Donc au-delà de cette concession faite sur l'obligation de porter le numéro du département, nous n'avons pas entière satisfaction ».

Le nouveau système d'immatriculation des véhicules entrera en vigueur sur tous les véhicules neufs ou achetés d'occasion à partir du 1er janvier 2009, avec donc un numéro à vie.

La rédaction et Céline Pitelet-Bourdin & Co