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Notre-Dame-des-Landes: un million d'électeurs appelés à se prononcer

Les électeurs de Loire-Atlantique se prononcent dimanche en faveur ou non du transfert de l'aéroport Nantes Atlantique à Notre-Dame-des-Landes.

"Êtes-vous favorable au projet de transfert de l’aéroport Nantes Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes?" Voilà la question à laquelle près d'un million d'électeurs doivent répondre dimanche.

Les 1.051 bureaux de vote, dont 200 pour la seule commune de Nantes, ont ouvert à 8 heures. Ils fermeront à 18 heures, sauf à Rezé et Saint-Herblain où les bureaux sont ouverts jusqu'à 19 heures, et à Nantes, où il sera possible de voter jusqu'à 20 heures. Les résultats définitifs sont attendus vers 23 heures.

La consultation n'a pas fait l'objet de campagne officielle et il n'y aura pas de commission de contrôle pour veiller au bon déroulement du vote dans chacun des 1.051 bureaux, répartis sur les 212 communes du département.

Première consultation locale en France

Pour organiser ce scrutin un peu "particulier", qui ne nécessite pas un seuil minimum de 50% de participation pour être validé, l'exécutif a dû prendre une ordonnance modifiant le Code de l'environnement. Taillée sur mesure pour Notre-Dame-des-Landes, elle donne aussi la capacité au gouvernement de lancer, sur d'autres projets, des scrutins similaires, et convoquer les électeurs par décret. 

Finalement limitée au seul département de Loire-Atlantique, cette consultation locale, la première en France, doit trancher sur un projet controversé de plus de 50 ans. Si le vote n'a que valeur d'avis, le gouvernement a annoncé que quelque soit le taux de participation et le résultat, des mesures seront prises.

En cas de victoire du "non", le projet sera "abandonné", en cas de victoire du "oui", les travaux débuteront "dès l'automne prochain", a réaffirmé le Premier ministre Manuel Valls à deux reprises, à l'Assemblée nationale mardi et au Sénat jeudi. Mais quelque soit le résultat de la consultation, le gouvernement demande le départ des zadistes installés sur le site.

H. M. avec AFP, Vincent Giraldo et Éléonore Vanel