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Marche silencieuse pour Laëtitia près de Saint-Nazaire

Environ 200 personnes ont participé lundi à une marche silencieuse à Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique) en mémoire de Laëtitia, une jeune femme de 18 ans disparue depuis six jours à Pornic. /Photo prise le 24 janvier 2011/REUTERS/Stéphane Mahé

Environ 200 personnes ont participé lundi à une marche silencieuse à Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique) en mémoire de Laëtitia, une jeune femme de 18 ans disparue depuis six jours à Pornic. /Photo prise le 24 janvier 2011/REUTERS/Stéphane Mahé - -

SAINT-BREVIN-LES-PINS, Loire-Atlantique, 24 janvier (Reuters) - Environ 200 personnes ont participé lundi à une marche silencieuse à...

SAINT-BREVIN-LES-PINS, Loire-Atlantique, 24 janvier (Reuters) - Environ 200 personnes ont participé lundi à une marche silencieuse à Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique) en mémoire de Laëtitia, une jeune femme de 18 ans disparue depuis six jours à Pornic.

Tony Meilhon, un repris de justice de 31 ans, a été mis en examen et écroué samedi pour "enlèvement suivi de la mort" et "viol" de la jeune fille, dont le corps n'a pas été retrouvé.

Le suspect a admis en garde-à-vue avoir eu "un accident mortel de la circulation" avec le scooter de Laëtitia mais n'a pas voulu dire ce qu'il était advenu de sa victime.

Un homme qui avait été placé samedi en garde à vue a été remis en liberté lundi sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui.

"Il s'agit d'un homme qui était dans l'entourage de M. Meilhon et de la victime dans les heures qui ont précédé la disparition", a dit le procureur de la République de Nantes. "Son témoignage était très important pour confirmer ou infirmer les déclarations du mis en examen."

Les participants à la marche silencieuse ont brièvement bloqué l'un des ronds-points d'accès au pont de Saint-Nazaire. Deux autres marches seront organisées, samedi à La Bernerie-en-Retz, la commune où a disparu Laëtitia, et dimanche dans le centre-ville de Nantes.

"Nous voulons rassembler un maximum de personnes, pour que notre mobilisation ne passe pas inaperçue", a dit Alain Larcher, 39 ans, parrain de l'adolescente et initiateur de la marche. "Tant qu'on n'aura pas retrouvé le corps de ma petite princesse, on continuera d'organiser des marches comme celle-ci."

Réunis derrière une banderole "Famille et proches en colère", des participants ont critiqué le laxisme de la justice à l'encontre de Tony Meilhon, condamné à une quinzaine de reprises, notamment pour viol et violences.

L'homme était sorti de détention en février dernier, après avoir purgé l'intégralité de sa peine. Il était sous le coup d'une peine de deux ans d'emprisonnement avec sursis, pour un délit autre qu'une agression sexuelle.

"Il faut faire une loi pour empêcher des monstres comme lui de sortir", a dit Orianne Amossé, la fille de Gilles et Michelle Patron, chez qui ont été placées depuis six ans Laëtitia et sa soeur jumelle. "Sinon, dans quinze ans, ce type ressortira et refera la même chose à nos enfants."

Des dizaines de gendarmes continuaient de chercher lundi les environs du lieu-dit Casse-Pot, un hameau isolé de Arthon-en-Retz où logeait Tony Meilhon lors de son interpellation par le GIGN. Décrit comme dangereux, l'homme se trouvait à proximité d'une carabine 22 long rifle et d'un chargeur approvisionné.

Les traces de sang trouvées dans le coffre de la voiture volée qu'il conduisait comportaient l'ADN de Laëtitia, selon le procureur de la République de Nantes.

Guillaume Frouin, édité par Jean-Baptiste Vey