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Vague de protestation à La Réunion, après l'agression de journalistes

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Une agression dont ont été victimes samedi à La Réunion des journalistes de la part de partisans du député-maire de Saint-Leu Thierry Robert (MoDem), a suscité ce dimanche une vague de protestations dans l'île.

Critiques en Une du journal

Des journalistes ont été agressés et l'un d'eux violemment frappé lors d'un point-presse de Thierry Robert devant la préfecture de Saint-Denis, après que celui-ci ait appelé ses partisans à "sortir" les journalistes du Journal de l'île de La Réunion (JIR), qui avaient critiqué en Une avec ironie une action de l'élu la veille à la préfecture.

L'élu avait été expulsé des jardins de la préfecture, vendredi en début de nuit, après avoir refusé de quitter les lieux, faute d'avoir obtenu des contrats aidés supplémentaires pour sa commune. A sa sortie, il s'est effondré sur le bitume et a dû passer la nuit à l'hôpital.

Samedi, au beau milieu du point-presse, tenu sous une tente, un journaliste du Quotidien de La Réunion a été jeté à terre et frappé à coups de poings et de pieds par des partisans de Robert pour avoir voulu prendre la défense d'une camérawoman de Clicanoo (site web du quotidien), violemment bousculée et dont le matériel avait été arraché.

Parmi les agresseurs figurait un membre de la famille de M. Robert, selon ce journaliste. Les autres journalistes présents ont alors quitté les lieux. Thierry Robert s'est dit "désolé" pour ces incidents et a annoncé qu'il rembourserait le matériel endommagé.

Dimanche, le Syndicat national des journalistes (SNJ-Réunion) a apporté son soutien aux "journalistes agressés et molestés" et a mis en avant "le populisme" de M. Robert, se réservant le droit de porter plainte.