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Manifestation: le préfet de police déplore une "forme de solidarité" entre casseurs et syndicalistes

Michel Cadot indique que les violences lors de la manifestation de mardi contre la loi Travail ont fait 28 blessés parmi les forces de l'ordre et 11 du côté des manifestants. Il fait état de la présence d'environ "1.000 casseurs" et de "58 personnes interpellées", dont "41 toujours en garde à vue".

S'exprimant lors d'un point presse ce mercredi, le préfet de police de Paris Michel Cadot est revenu sur les échauffourées qui ont émaillé la veille la manifestation contre la loi Travail, dénonçant "un niveau de violence pas connu depuis des années", avec la présence d'"environ 1.000 casseurs".

Ces incidents ont fait "28 blessés" chez les fonctionnaires de police, sans blessé grave, "11 blessés" parmi les manifestants. "58 personnes ont été appréhendées", a ajouté Michel Cadot, et "41 ont été placées en garde à vue et le sont toujours". "Ils ont été identifiés de manière tout à fait claire comme commettant des violences, port d’armes prohibibé, atteintes directes aux biens ou aux agents des forces de l'ordre". Parmi eux, plusieurs sont de nationalité étrangère: "5 Allemands, un Italien, un Suisse".

Au total, il a dénombré "20 commerces victimes d’atteintes aux biens" dont 8 façades de banques. "13 mobiliers urbains" dont 8 abribus ont été touchés et une "dizaine de bâtiments abritant des services publics", dont notamment l'hôpital pour enfants Necker, ainsi que des chantiers d'immeubles en travaux.

"1.000 casseurs"

Le préfet de police, qui a rappelé que de "75.000 à 80.000" personnes avaient participé à cette "manifestation difficile", a fait état de la présence d'une "nébuleuse d'environ 1.000 casseurs mélangés à envrion 3.000 manifestants qui restaient à proximité". "Des prises à partie assez marquées" ont eu lieu "à partir du carrefour Raspail", a-t-il dit, puis ils "se sont progressivement postionnés en tête de cortège".

Michel Cadot a également déploré une "forme de solidarité" entre casseurs et syndicalistes dans "cette nébuleuse de tête". "Une petite partie des manifestants de la CGT ont eux-mêmes participé à des actes de violence", a-t-il ajouté, "en descellant les pavés, en attaquant pendant plus d'une demi-heure, trois quart d'heure les forces de police au moment de la dispersion, alors même que les responsables de l'ordre de la CGT avaient donné l'ordre de dispersion à leurs troupes".

"Il s'agit d'un cas qui n'est pas essentiel, de 100-200 personnes sur 80.000, il faut relativiser. Mais c'est une réalité qui a contribué à ce que 10 policiers soient blessés dans l'action conduite à l'encontre de ces manifestants."

V.R.