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Manifestation à Tours pour dire "non" au Front national

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TOURS, Indre-et-Loire, 15 janvier, Reuters - Quelque 1.500 personnes ont manifesté samedi à Tours contre les idées du Front national, qui tient ce...

TOURS, Indre-et-Loire, 15 janvier, Reuters - Quelque 1.500 personnes ont manifesté samedi à Tours contre les idées du Front national, qui tient ce week-end son congrès dans cette ville.

Un collectif emmené par la Ligue des droits de l'Homme (LDH) de Tours, composé d'une trentaine d'associations, syndicats et partis de gauche, a appelé à cette manifestation "pacifique".

Les manifestants étaient 300 à 400 au départ du cortège peu après 14h30, selon une estimation policière, mais leur nombre a grossi pour atteindre 1.500 personnes vers 16H00 au moment où le président sortant du FN, Jean-Marie Le Pen, commençait son discours devant les militants du parti.

Ils ont été bloqués à 200 mètres du centre de congrès par un cordon de policiers confrontés à des manifestants dont certains se sont voilé le visage.

"On veut vraiment dire qu'on a des valeurs différentes de celles défendues par le Front national", a expliqué Sébastien Boche, responsable local de la LDH.

"FN, comme faciste", "Le Pen, dégage" ou "Français, immigrés, mêmes patrons, même combat", scandaient des manifestants.

Un important dispositif policier a été déployé pour éviter tout affrontement entre certains des manifestants - des groupes d'extrême gauche - et les militants frontistes.

Parallèlement à la présence de plusieurs centaines de policiers, un hélicoptère a survolé le palais des congrès et le centre-ville.

"On veut empêcher notre congrès. Est-ce que nous, nous cherchons à empêcher les meetings de M. Besancenot ?", avait confié jeudi Jean-Marie Le Pen en visant le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) Olivier Besancenot.

Marine Le Pen a été élue par les adhérents qui ont voté par correspondance avant-même l'ouverture du congrès pour succéder à son père à la tête du parti, face à son unique rival, Bruno Gollnisch.

Mourad Guichard et Gérard Bon, édité par Yves Clarisse