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Le collectif de sages-femmes en grève quitte la réunion de concertation

Les sages-femmes manifestent le 16 décembre à Paris pour une meilleure reconnaissance de leur profession

Les sages-femmes manifestent le 16 décembre à Paris pour une meilleure reconnaissance de leur profession - -

Le collectif de sages-femmes à l'origine d'une grève illimitée a quitté lundi une réunion de concertation au ministère de la Santé, faute d'avoir obtenu une réponse à leur revendication principale.

"Notre revendication est totalement flouée", a déclaré à l'AFP Adrien Gantois, du Collège national des sages-femmes, après que le collectif ait claqué la porte de la réunion de concertation qui avait lieu lundi au ministère de la Santé.

La place des sages-femmes dans le système de santé y était à l'ordre du jour.

Edouard Couty, qui mène la concertation pour le ministère, "nous a fait deux propositions qui ne tiennent pas compte de nos revendications", a rapporté Adrien Gantois.

Soit "rester dans la fonction publique hospitalière", soit obtenir un "nouveau statut de praticien en maïeutique qui aurait les inconvénients du statut de praticien hospitalier sans les avantages".

Une marche de plus dans l'espoir d'un pas en avant

Deux mille sages-femmes selon la police, 4.000 selon les organisateurs, avaient défilé auparavant de la place Denfert-Rochereau au ministère de la Santé.

En grève depuis le 16 octobre, plusieurs milliers de sages-femmes ont défilé lundi à la mi-journée à Paris depuis la Place Denfert-Rochereau en direction du ministère de la Santé.

Vêtues de blouses blanches et portant des masques blancs, les sages-femmes manifestent une nouvelle fois pour peser sur la concertation en cours avec le ministère de la Santé.

Les sages-femmes veulent être reconnues comme professionnelles de premier recours, c'est-à-dire comme le praticien vers lequel les femmes peuvent être orientées en premier pour leur suivi gynécologique, qu'elles soient enceintes ou non.

Elles veulent également un statut médical à l'hôpital, sur le modèle des praticiens hospitaliers (médecins), afin d'être plus autonomes.