BFMTV

Grève chez General Motors à Strasbourg

BFMTV

STRASBOURG (Reuters) - Une partie des salariés de l'usine de boîtes de vitesses General Motors de Strasbourg ont engagé lundi une grève illimitée...

STRASBOURG (Reuters) - Une partie des salariés de l'usine de boîtes de vitesses General Motors de Strasbourg ont engagé lundi une grève illimitée pour demander l'abrogation de l'accord d'entreprise de 2010 qui prévoyait une réduction des coûts de 10%, a-t-on appris auprès de la CGT.

La CGT, qui n'avait pas signé l'accord, mais s'était engagée à ne pas le contester, assure ne pas être à l'origine du mouvement mais dit en soutenir les revendications.

"Les ouvriers veulent que les accords de juillet 2010 soient liquidés et qu'on revienne aux 35 heures", a dit à Reuters Menouba Arbouche, déléguée CGT.

"C'est le ras-le-bol général", a-t-elle ajouté en évoquant une "dégradation des conditions de travail".

L'arrêt de travail toucherait 80% des effectifs de production selon elle, 30 à 40% selon la CFDT, qui était signataire de l'accord.

Celui-ci prévoyait un gel des salaires pendant deux ans, un renoncement à l'intéressement durant trois années et la suppression de six des seize jours de RTT.

Contactée par Reuters, la direction de l'usine n'a pas apporté de commentaires dans l'immédiat.

Le constructeur automobile américain s'engageait en contrepartie à reprendre son usine française dont il s'était défait lors de sa mise en faillite et d'y poursuivre la fabrication de boîtes de vitesses automatiques sur le site au moins jusqu'en 2013.

La CFDT reconnaît la dégradation des conditions de travail due à des volumes de production additionnels qui interviennent alors qu'un plan de départs volontaires est toujours en cours, mais se désolidarise de la grève.

"C'est une récupération politique", estime son responsable, Jean-Marc Ruhland, secrétaire du comité d'entreprise.

La direction a, selon lui, tenu jusqu'ici ses engagements et les profits générés en 2010 par l'usine strasbourgeoise permettront, en dépit de l'accord, de verser en avril aux salariés l'équivalent d'un quatorzième et d'un quinzième mois.

Gilbert Reilhac, édité par Patrick Vignal