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Lot-et-Garonne: les restes humains découverts sont ceux d’un fœtus de 7 mois

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L'autopsie pratiquée sur des restes humains retrouvés mardi près de Clairac (Lot-et-Garonne) a révélé qu'ils appartenaient à "un foetus de 30 semaines d'aménhorée", et non à un nouveau-né comme avancé lors des premières constatations, a annoncé mercredi le parquet d'Agen.

L'autopsie pratiquée sur des restes humains retrouvés mardi près de Clairac (Lot-et-Garonne) a révélé qu'ils appartenaient à "un fœtus de 30 semaines d'aménorrhée", et non à un nouveau-né comme avancé lors des premières constatations, a annoncé mercredi le parquet d'Agen.

« Aucune hypothèse écartée »

"Ca pourrait être un fœtus de 30 semaines d'aménorrhée. Le sexe n'est pas encore déterminé", a indiqué le procureur de la République, Pascal Prache, au cours d'une conférence de presse. "La question est de savoir si le bébé était né viable ou pas" et "la procédure n'écarte aucune hypothèse", a-t-il ajouté. "L'objectif est d'identifier les causes du décès. Un des enjeux fort de l'enquête est de savoir si nous sommes confrontés à une infraction de nature criminelle ou si on a affaire à une mère qui, dans une situation de dérive, a pu abandonner son bébé mort-né ou viable", a déclaré M. Prache. "Toutes les hypothèses sont ouvertes mais l'on peut aussi se trouver confrontés à une situation où il n'y a pas eu d'infraction criminelle commise", a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le procureur a indiqué que le fœtus était "en voie de putréfaction", ce qui pourrait laisser penser que les restes, retrouvés mardi soir par deux chiens, l'ont été bien après le moment où ils ont été déposés.

Des analyses ADN pratiquées jeudi

Jeudi, des analyses d'anatomie pathologique et d'ADN seront pratiquées "afin de concourir à l'identification du fœtus". Le procureur a confirmé qu'un sac plastique contenant des matières organiques avait été retrouvé dans un rayon de 1 km autour du centre équestre. Des analyses sont en cours et "il est trop tôt pour faire un lien" avec le fœtus, a-t-il souligné.
Mardi, vers 17h, deux chiens du propriétaire d'un centre équestre proche de Clairac ont rapporté à leur maître une tête, un bras et une partie d'un thorax, toujours attachés. Un dispositif important de gendarmes était encore sur place mercredi soir, accompagné de chiens formés à la recherche de cadavres. Les deux chiens qui ont fait la macabre découverte ont l'habitude de circuler "sur un périmètre élargi" et sont "capables de parcourir une distance importante", a noté le procureur, expliquant que, de ce fait, l'affaire restait complexe.

La Rédaction, avec AFP