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Les Français majoritairement opposés à l'accueil de migrants

Selon un sondage BFMTV, les Français sont majoritairement contre l'accueil de nouveaux migrants et réfugiés en France. (Photo d'illustration)

Selon un sondage BFMTV, les Français sont majoritairement contre l'accueil de nouveaux migrants et réfugiés en France. (Photo d'illustration) - François Lo Presti - AFP

Selon une enquête d'opinions Elabe réalisée pour BFMTV, 56% des sondés sont opposés à ce que la France accueille de nouveaux migrants et réfugiés en provenance de Syrie. Une opposition majoritaire, dans quasiment toutes les catégories de populations. Tous les détails.

Face à l'afflux de réfugiés en provenance de Syrie qui arrivent chaque jour en Europe et aux portes de l'Union européenne (UE), la France doit-elle accueillir une part de ces migrants sur son territoire? Telle est la question posée au menu de l'Opinion en direct - BFMTV, cette semaine.

A cette interrogation, les sondés se sont montrés majoritairement opposés à cette option. Ainsi, "56% des personnes interrogées se disent opposées à ce que la France accueille une part de migrants et de réfugiés, notamment en provenance de Syrie", révèle les conclusions d'une étude réalisée par l'institut Elabe. A l’inverse, 44% soutiendraient une telle initiative.

Un résultat contraire à ce que l'on trouve par exemple en Allemagne: le 21 août dernier, un sondage de la chaîne ZDF dévoilait que 60% des Allemands jugeaient que leur pays a les moyens d'accueillir les quelques 800.000 demandes d’asile attendues cette année outre-Rhin.

Près de 56% des sondés sont défavorables à ce que la France accueille de nouveaux réfugiés et migrants en provenance de Syrie.
Près de 56% des sondés sont défavorables à ce que la France accueille de nouveaux réfugiés et migrants en provenance de Syrie. © BFMTV - Elabe

Une opposition dans quasiment toutes les catégories

Deuxième enseignement de cette enquête d'opinions, les Français interrogés se montrent défavorables à l'arrivée de nouveaux réfugiés sur leur territoire quelque soit leur catégorie de population. Seules deux classes socio-démographiques font figure d'exception: les cadres et les personnes plus âgées.

"A titre d’exemple, l’opposition atteint 56% chez les répondants âgés de 18 à 24 ans, et jusqu’à 63% de ceux âgés de 35 à 49 ans", enseigne cette étude. "Une classe d’âge se distingue toutefois de cette tendance puisque 62% des plus de 65 ans" répondent favorablement à la question posée.

Enquête réalisée par Internet les 1er et 2 septembre 2015. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Jé. M.