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Les élus de Loire-Atlantique vont voter sur leur rattachement, ou non, à la Bretagne

Image d'illustration - Rassemblement de 2010 à Nantes pour une Loire-Atlantique bretonne

Image d'illustration - Rassemblement de 2010 à Nantes pour une Loire-Atlantique bretonne - Frank Perry - AFP

Le département de Loire-Atlantique fait actuellement partie de la région Pays de la Loire, mais une pétition signée par plus de 100.000 personnes demande à ce qu'il soit rattaché à la Bretagne.

Les élus départementaux de Loire-Atlantique voteront en décembre sur leur rattachement à la région Bretagne, a annoncé vendredi le président du département Philippe Grosvalet. Cette décision a été prise après le succès d'une pétition signée par 100.000 personnes pour réclamer un débat sur le sujet.

"J'ai décidé d'inscrire à l'ordre du jour de la prochaine session le droit d'option prévu par la loi NOTRe, c'est-à-dire de demander aux 62 élus de ce département de s'exprimer sur la question du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne", a déclaré Philippe Grosvalet lors d'un point presse.

Trois assemblées appelées à voter

Le département de Loire-Atlantique fait actuellement partie de la région Pays de la Loire et ne pourra être rattaché à la région Bretagne que si les assemblées de ces trois entités votent en ce sens, à une majorité des trois cinquièmes, d'ici au 1er mars 2019.

"Le succès de la pétition portée par Bretagne réunie, avec 100.000 signatures, et l'annonce de Philippe Grosvalet sont des étapes importantes pour le rattachement de la Loire Atlantique", s'est félicité Loïg Chesnais-Girard, président du conseil régional de Bretagne, dans un communiqué de presse. "Le Conseil régional s'est toujours prononcé pour la réunification et je proposerai qu'il puisse à nouveau confirmer sa position dans un calendrier à fixer avec les collectivités concernées", a-t-il ajouté.

Le vote favorable des Pays de la Loire "peu probable"

Romain Bily, le secrétaire général de l'association Bretagne réunie, qui a milité pendant plusieurs mois pour rassembler les 100.000 signatures, reconnaît en revanche qu'un vote favorable des élus de la région Pays de la Loire est peu probable. Cela revient à demander à cette région de "scier la branche sur laquelle elle est assise" car la Loire-Atlantique est son département le "plus riche économiquement, le plus peuplé", a-t-il expliqué à l'AFP.

Mais pour son association qui a remis la pétition à Philippe Grosvalet mardi, comme pour beaucoup d'habitants de Loire-Atlantique, le département est historiquement et culturellement lié à la Bretagne. "C'est une question qui anime le débat depuis des décennies", a rappelé Philippe Grosvalet. "Je crois que nous serons le premier département en France a mettre en oeuvre cette possibilité démocratique", a-t-il souligné, tout en assurant qu'il "n'influencerait pas le vote".

"Je ne peux pas être insensible à cette demande des habitants (...) la loi ne m'oblige à rien, mais c'est la démocratie qui m'oblige", a-t-il encore expliqué pour justifier sa décision de faire voter les élus départementaux.

Sa. V avec AFP