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Les anti-PMA ne désarment pas et vont de nouveau défiler ce dimanche à Paris

La présidente de la Manif pour tous, Ludovine de la Rochere, lors de la manifestation anti-PMA le 6 octobre 2019

La présidente de la Manif pour tous, Ludovine de la Rochere, lors de la manifestation anti-PMA le 6 octobre 2019 - Lucas Barioulet - AFP

Les opposants à l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes et femmes célibataires, qui étaient plus de 70.000 à défiler en octobre dernier à Paris, veulent se faire entendre ce dimanche avant que le projet de loi bioéthique ne soit examiné par le Sénat.

Les opposants à l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes et femmes célibataires appellent à manifester de nouveau dimanche à Paris pour demander le retrait du projet de loi bioéthique, examiné à partir de mardi par le Sénat.

Une semaine après l'adoption du projet de loi par le Sénat en commission, qui n'a pas remis en cause l'essentiel du texte déjà voté par l'Assemblée nationale, un collectif de 22 associations, dont la Manif pour tous, appelle à se rassembler dimanche à partir de 13 heures, place de la Résistance à Paris, sous la bannière "Marchons Enfants!".

74.500 manifestants à Paris le 6 octobre

Lors de la mobilisation précédente, le 6 octobre, quelque 74.500 personnes avaient défilé dans la capitale, selon un comptage réalisé par le cabinet Occurrence pour un collectif de médias.

"Ce qui s'est passé au Sénat nous motive encore plus à nous mobiliser contre ce projet de loi qui ne mérite plus de s'appeler bioéthique", a déclaré Caroline Roux, déléguée générale adjointe d'Alliance Vita, une association anti-IVG, lors d'une conférence de presse.

Elle dénonce un ultralibéralisme "qui va toujours plus loin". "Il y a une fuite en avant vers le tout PMA. Ce n'est pas simplement la question du remboursement, il y a une ligne rouge qui a été franchie en la permettant hors critères d'infertilité", a-t-elle poursuivi. L'archevêque de Paris Mgr Michel Aupetit a fustigé dans un communiqué mercredi qu'"infliger volontairement (l'absence d'un père)" est "monstrueux".

Les associations ont également pointé du doigt la "méthode cause toujours" du gouvernement. Elles regrettent que ce qu'elles ont proposé lors des Etats généraux de la bioéthique organisés en 2018 n'ait pas été pris en compte dans le projet de loi. "Et depuis quelques semaines, c'est le silence", affirment-elles.

Mobiliser malgré la grève

Reste donc la rue. Malgré les perturbations à la SNCF, la présidente de la Manif pour tous Ludovine de la Rochère se veut "optimiste" quant à la mobilisation à venir.

"Je pense que ce sera une manifestation très importante avec un public très conscient des enjeux derrière la loi bioéthique", a-t-elle déclaré.

Malgré l'examen en première lecture prévu mardi au Sénat, les associations gardent espoir. "Au lendemain de la manifestation du 2 février 2014, avait été retiré le projet de loi famille de la ministre Dominique Bertinotti", qui avait renoncé à y inclure la PMA pour toutes, a rappelé Ludovine de la Rochère.

D'autres manifestations?

"Au fond c'est une question de courage en politique et de convictions personnelles. Pas de couleur ou d'appartenance à tel parti", a lancé Bertrand Lionel-Marie, des Associations familiales catholiques (AFC), qui demande aux parlementaires d'aller contre "l'esprit du temps".

Le collectif n'exclut pas d'autres manifestations "dans les prochaines semaines", en cas de statu quo du texte et de "non-ouverture d'un dialogue".

Jé. M. avec AFP