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Les 10 plus belles évasions

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L’ouverture du procès Ferrara est l’occasion de revenir en images sur 10 évasions spectaculaires, audacieuses, qui ont marqué l'histoire de la prison en France.

Ce jeudi 2 octobre s'est ouvert le « procès Ferrara », prévu pour durer deux mois. Le 12 mars 2003, Antonio Ferrara, braqueur multirécidiviste, s'évade de la prison de Fresnes en région parisienne grâce à l'intervention d'un commando surarmé. Quatre mois plus tard, il est arrêté dans un bar du 12ème arrondissement de Paris. 22 personnes se retrouvent à partir d'aujourd'hui (jeudi) devant la cour d'Assise spéciale de Paris. L'occasion également de revenir sur quelques techniques, originales, insolites ou impressionnantes d'évasion, utilisées en France, lors de ces 20 dernières années :

Douze hommes en colère

Ce 12 mars 2003, environ douze hommes armés ont littéralement « attaqué » la prison de Fresnes. Mitraillant les surveillants présents dans les miradors (plus de 80 impacts de balles recensés), l'un des hommes a fait un trou dans l'immense porte de la maison d'arrêt à l'aide d'explosifs. Pendant ce temps, Antonio Ferrara, qui disposait d'un portable et d'explosifs grâce à la complicité d'un surveillant, a fait sauter la fenêtre de sa cellule à l'isolement avant de rejoindre ses camarades à l'extérieur. Il s'agit de l'assaut le plus violent contre une prison française.

La cour, l'échelle
Parmi les classiques de l'évasion, l'échelle pour faire le mur. Le 20 avril 1990, un détenu d'Ajaccio a su profiter de l'aubaine : apercevant une échelle oubliée par un peintre dans la cour de la prison, il n'a pas demandé son reste pour retrouver la liberté.

Derrière les barreaux... la rue
Autre ruse bien connue, le sciage des barreaux et la corde à nœuds. C'est la technique utilisée par trois prisonniers de la maison d'arrêt de Nice le 2 décembre 1990 qui grâce à une corde confectionnée avec leurs draps ont rejoint une voiture qui les attendait dans la rue.

Fax simulé

S'il y avait une évasion à distinguer pour son audace et son originalité, c'est l'évasion par fax. A Borgo (Haute-Corse), le 31 mai 2001, la maison d'arrêt reçoit trois fax sur lesquels figurent tous les cachets officiels demandant la libération de trois détenus. Les trois hommes sont alors libérés alors qu'aucun juge n'a ordonné cela. Les trois fax ont en effet été envoyés par des complices, qui ont réussi à pirater le numéro de fax du Palais de Justice d'Ajaccio. La cavale mettre 5 jours à être découverte.

Cellule clone

Autre évasion par la ruse, celle d'un membre de l'ETA. Lors d'une visite de son frère au parloir, le 17 aout 2002, ce détenu profite de leur forte ressemblance pour se substituer à son frère. Le présumé terroriste est ainsi ressorti par la grande porte tandis que son frère n'avouait que 4 jours plus tard à l'administration qu'il n'était pas le vrai détenu.

L'envol de Vaujour
Le 26 mai 1986, le « roi de la cavale » Michel Vaujour avait réussi à s'échapper de la maison d'arrêt de la Santé à Paris grâce à la complicité de son épouse. Celle-ci est en effet venu chercher son mari à bord d'un hélicoptère, le faisant entrer dans la catégorie des gangsters de haut vol.

Cavale au carnaval

A la prison de Fort-de-France, en Martinique, sept détenus ont inauguré une stratégie très originale : le 26 février 1990, après s'être échappés de la maison d'arrêt, ils se sont mêlés à la foule du carnaval qui se tenait ce jour-là pour couvrir leur cavale.

Le pro de l'hélico

Pascal Payet s'est pour sa part fait une spécialité de l'évasion par hélicoptère. En 2001, grâce à un hélicoptère détourné par des complices, il s'évade de la prison de Luynes (Bouches-du-Rhône). Le 14 avril 2003, il organise l'évasion de complices par hélicoptère de cette même prison. Avant de profiter de la Fête Nationale le 14 juillet 2007 pour s'évader, de nouveau par hélicoptère, de la maison d'arrêt de Grasse.

Un saut bien « jugé »
L'auteur du « casse du siècle » à Nice Albert Spaggiari a lui aussi soigné son évasion. En 1977, à l'occasion d'une audition chez le juge d'instruction, il a profité d'une fenêtre ouverte dans le bureau du juge pour sauter dans la rue et rejoindre un complice qui l'attendait sur une moto.

Détenus camouflage
Enfin, Jacques Mesrine s'était fait une place de légende parmi les voyous en multipliant les évasions. Notamment en 1978 lorsque, accompagné de François Besse, il s'évade de la Santé à Paris grâce à des uniformes de surveillants, sautant le mur d'enceinte après avoir neutralisé 14 personnes.

La rédaction