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La procédure de dissolution des JNR est engagée

La procédure de dissolution des JNR a été lancée.

La procédure de dissolution des JNR a été lancée. - -

Les Jeunesses nationalistes révolutionnaires devraient être dissoutes dans les jours qui viennent à l'initiative de Jean-Marc Ayrault. Une démarche validée par la majorité de la classe politique même si certains voudraient voir également disparaître les groupuscules d’extrême gauche.

Le groupuscule d’extrême droite JNR (Jeunesses nationalistes révolutionnaires) est en passe d’être dissous. L'Elysée espère que la procédure aboutira rapidement. Dans l'entourage du président de la République, on évoque un décret dès le prochain Conseil des ministres mercredi ou le mercredi suivant. Samedi, le Premier ministre a demandé à Manuel Valls "d'engager immédiatement" une procédure en vue de la dissolution du groupuscule d'extrême droite Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) après la mort de Clément Méric. D'autres groupuscules d'extrême droite pourraient aussi être interdits.

Le Pen dénonce « la dissolution sélective de Valls »

Les cinq personnes mises en cause dans le décès du jeune militant anti-raciste, dont l'auteur présumé des coups mortels, sont plutôt des sympathisants de Troisième voie et n'appartiennent pas aux JNR. A gauche, on salue cette initiative visant à interdire ce groupe qui appelle à la violence. A droite aussi, la classe politique valide cette mesure même si certains, à l’image de la présidente du Front national Marine le Pen, demandent que des groupes d’extrême gauche soient eux aussi dissous. « Il faudrait que tous ces groupes fassent l’objet d’une dissolution. Car j’ai eu le sentiment dans les propos de Manuel Valls qu’il avait la dissolution sélective », a indiqué Marine Le Pen dimanche soir sur BFMTV.

« Extrême droite et extrême gauche doivent être regardés de la même position »

Valérie Debord, déléguée générale adjointe de l'UMP, est favorable à la dissolution des groupes d’extrême droite mais elle souhaite aussi celle des groupuscules d’extrême gauche qui prônent la violence. « A partir du moment où l’on décide de dissoudre les groupes violents, il n’y a pas de raison de regarder que d’un côté des extrêmes. Il y a l’extrême droite, et l’extrême gauche et ces deux extrêmes par leur comportement violents et leur propos anti républicain, doivent être regardés de la même position. Il n’y a pas de raison de regarder les uns et pas les autres. Le gouvernement parle souvent d’équité et de justice. Il ferait bien de l’appliquer à l’échiquier politique ».

« Ne pas confondre les victimes et les bourreaux »

A gauche, on a du mal à trouver une corrélation entre ces groupuscules de droite et de gauche… C’est en tout cas le constat que fait Eduardo Rihan Cypel, porte-parole PS et député de Seine-et-Marne. « L’extrême gauche et l’extrême droite, ce n’est pas la même chose. On ne peut confondre ces deux camps dont l'un est antisémite néonazi et amène la mort. Peut-on se rappeler d’une seule personne morte sous les coups de l’extrême gauche ces dernières années ? C’est toujours sous les coups de l’extrême droite. Il ne faut pas confondre les victimes et les bourreaux ».

Tugdual de Dieuleveult avec A.Roger