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La pollution lumineuse des guirlandes de Noël

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Des associations dénoncent l’utilisation abusive, dans le temps et dans l’espace, des illuminations de Noël.

« Illuminations de Noël : le grand gaspillage » : c'est le titre d'une campagne contre la pollution lumineuse que représentent certaines guirlandes électriques. Elle est lancée à l'approche des fêtes de fin d'année par plusieurs associations de défense de l'environnement. Selon ces associations, telles que Agir pour l'environnement ou le Reseau action climat, la période des illuminations de Noël est rallongée chaque année; ce qui réduit considérablement les économies d'énergie induites par le passage à l'heure d'hiver.

Cette campagne est aussi un moyen de mettre la pression sur le gouvernement qui a prévu dans le Grenelle de l'Environnement un projet de loi visant à limiter la pollution lumineuse.

« Ne pas illuminer d'octobre à février »

Stéphane Kerckhove, le délégué général d'Agir pour l'environnement, précise les mesures que les pouvoirs publics et les particuliers peuvent prendre : « Essayer de réduire dans le temps et dans l'espace les illuminations de Noël, pour que ces illuminations soient réellement des illuminations de Noël et non pas des illuminations qui commencent en octobre et se terminent fin février. On constate que par effet de mimétisme, les illuminations de Noël commencent de plus en plus tôt. Donc on souhaite que ces illuminations soient liées aux fêtes de Noël et pas seulement à des opérations purement commerciales ».

Il espère en effet que la lutte contre la pollution lumineuse sera prise plus au sérieux dans l'avenir par les pouvoirs publics : « La pollution lumineuse est une notion qui apparaît dans le Grenelle de l'Environnement et qui doit maintenant se traduire dans les faits juridiquement. Maintenant, ce qu'il faut savoir c'est que la pollution lumineuse est une notion relativement nouvelle et que ses conséquences énergétiques, climatiques et sur la biodiversité ne font pas encore l'objet d'une grande mobilisation. Donc on espère qu'à un moment le gouvernement et les autorités locales vont se saisir de ce nouveau concept pour sensibiliser les citoyens ».

La rédaction et Antoine Arlot