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L'inquiétude des ostréiculteurs face à la marée noire: "On est en alerte"

Image d'illustration - Ferme d'huîtres.

Image d'illustration - Ferme d'huîtres. - Charly Triballeau - AFP

Si les bassins d'huîtres pourront être protégés un temps, pour les parcs en pleine mer "on ne peut rien faire", face à la marée noire, assure un ostréiculteur.

Deux nappes d'hydrocarbures, issues du naufrage du navire commercial italien Grande America, menacent une zone littorale allant de la Gironde à la Charente-Maritime. Ces territoires sont connus pour leur production d'huîtres, et la masse de pollution qui se dirige sur les côtes françaises pourrait en détruire une partie.

Les bassins ostréicoles alimentés par de l'eau de mer sont par exemple renouvelés tous les 15 jours, mais pour ce mois-ci, "on va essayer de garder notre eau qui est là, qui est pure", explique Pierre-Julien Grasset, ostréiculteur à Port-des-barques (Charente-Maritime), sur BFMTV. 

"Si on arrive à la garder encore 15 jours, on prolonge d'un mois", explique-t-il, mais par la suite, "sans eau pure on ne pourra pas travailler, commercialiser nos huîtres et les stocker", car elles deviendront impropres à la consommation.

"Ce qui est dans les parcs, en mer, on ne peut rien faire"

"Par contre tout ce qui est dans les parcs, en mer, ça on ne peut rien faire", souligne son père, Pascal Grasset, à la tête de l'entreprise familiale. "Nous on est en alerte, on est dans l'attente", explique-t-il sur notre antenne, ajoutant: "On sait qu'ils vont faire le maximum, mais maintenant, c'est trop tard."

"On est en colère contre tous ces bateaux qui se trimbalent en mer et qui sont des épaves. On devrait avoir des contrôles plus poussés, plus sérieux", lance-t-il pour conclure, "nous on nous fait des contrôles de partout et quand on voit des choses comme ça, c'est aberrant".
Salomé Vincendon