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L'expulsion des commerces de la "jungle" de Calais validée

La "jungle" de Calais le 12 octobre 2016

La "jungle" de Calais le 12 octobre 2016 - Philippe Huguen - AFP

Le Conseil d'État a donné ce mercredi son feu vert pour l'expulsion des échoppes de la "jungle" de Calais. L'évacuation du bidonville, où vivent 7.000 à 10.000 migrants, devrait avoir lieu prochainement.

Le Conseil d'État a validé ce mercredi l'expulsion des commerces installés sur la "jungle" de Calais, donnant son feu vert à l'évacuation des échoppes à l'approche du démantèlement programmé du campement de migrants. Selon les derniers décomptes, 7.000 à 10.000 personnes habitent toujours cette zone et un migrant sur dix est mineur.

"Des conditions sanitaires dangereuses"

Relevant que "ces installations présentent un risque important d'incendie" et que les activités exercées le sont "dans des conditions sanitaires dangereuses", le Conseil d'État a jugé que l'expulsion présentait "un caractère d'urgence et d'utilité", selon un communiqué de la plus haute juridiction administrative. Il annule ainsi l'ordonnance du tribunal administratif de Lille, défavorable à la fermeture des commerces.

Le Défenseur des droits Jacques Toubon a récemment exprimé ses "inquiétudes les plus vives" sur les conditions du démantèlement de la "jungle" de Calais, qui selon lui "pourrait débuter le 17 octobre". 

"Nous devons démanteler définitivement le campement"

"Le dispositif d'accueil et de mise à l'abri sur place des mineurs non accompagnés n'est toujours pas opérationnel", souligne dans un communiqué Jacques Toubon, qui se dit "très préoccupé par le sort de l'ensemble des exilés vivant à Calais".

A la fin du mois de septembre, François Hollande s'était rendu à Calais où il avait réaffirmé sa volonté de démanteler la "jungle". "Nous devons démanteler complètement et définitivement le campement de la Lande", avait-il alors affirmé.

Céline Hussonnois-Alaya avec AFP