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Jihad en Syrie: trois adolescentes françaises mises en examen en une semaine

Des jihadistes de l'Etat islamique sur une route syrienne, à proximité de la frontière irakienne (photo d'illustration).

Des jihadistes de l'Etat islamique sur une route syrienne, à proximité de la frontière irakienne (photo d'illustration). - AlBaraka - AFP

Toutes trois seraient liées à la disparition en juin d'une quatrième adolescente, originaire d'Argenteuil, que les enquêteurs soupçonnent d'être partie vers la Syrie.

Une adolescente de Quimper, dans le Finistère, a été arrêtée mercredi à son domicile et emmenée à Paris pour être placée en garde à vue, a révélé jeudi Ouest France. Elle a été mise en examen ce vendredi par un juge antiterroriste. A 14 ans, elle est soupçonnée d'avoir voulu se rendre en Syrie pour faire le jihad.

Dans la même affaire, deux autres filles de 15 et 17 ans ont été comme elle mises en examen la semaine dernière pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".

Toutes trois auraient un lien avec Sarah, une quatrième adolescente, portée disparue depuis juin. Une information judiciaire a été ouverte après la disparition de cette ado de 14 ans originaire d'Argenteuil, dans le Val-d'Oise. Pour les enquêteurs, Sarah serait partie vers la Syrie, ainsi que le laisse entendre une lettre retrouvée par ses parents sous son lit.

Echanges sur Internet

Selon une source proche de l'enquête, la jeune fille de 15 ans arrêtée la semaine dernière, qui vit dans les Hautes-Pyrénées, a été en contact avec la jeune fille disparue via les réseaux sociaux. Dans des échanges de mails, celle-ci envisageait, selon la même source, "des actions de type terroriste sur le territoire national". Elle faisait l'objet d'une interdiction de quitter le territoire prononcée par un juge des enfants.

L'adolescente arrêtée mercredi en Bretagne est, elle, "une jeune fille soupçonnée d'avoir voulu partir faire le jihad, certainement en Syrie, ou éventuellement un attentat", selon Bérengère Prud'homme, procureur adjoint au parquet de Quimper. Le quotidien Ouest France, qui cite une source judiciaire, précise qu'elle n'appartient pas à un milieu pratiquant l'islam et s'est "auto-convertie". 

Mathilde Tournier, avec AFP