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Réforme du bac: la vidéo d'un Youtubeur sur la suppression des filières générales fait un carton

Les filières S, ES et L pourraient bientôt être supprimées. Photo d'illustration

Les filières S, ES et L pourraient bientôt être supprimées. Photo d'illustration - FREDERICK FLORIN / AFP

La vidéo, qui enregistrait mardi près de 4 millions de vues, a été relayée par la page Facebook du parti d'Emmanuel Macron La République En Marche!.

“Manu merci, keep doing the good job" ("continue de faire du bon travail", NDLR). C'est avec ces mots que le Youtubeur Gaspard G conclut sa vidéo consacrée à la possible suppression des filières littéraire, scientifique et économique et social, dans le cadre de la réforme du baccalauréat actuellement débattue par le gouvernement. 

"Pourquoi c'est l'Etat qui choisit tes cours?"

Dans sa vidéo repérée par le Figaro Etudiant, qui comptait mardi midi près de 4 millions de vues, l'étudiant de 19 ans critique un système éducatif qui "met en avant des filières avant de mettre en avant des profils". Et se réjouit de la possible fin d'un "bac général divisé en trois filières", inventé par "Napoléon en 1854".

“Si l’on suit la théorie de l’éducation nationale, chaque individu est placé dans l’une de ces trois catégories: l’économique, le littéraire, et le scientifique. Et ne me parlez pas des filières pro (sic) car ces dernières ne sont absolument pas mises en valeur, que ce soit par l’Etat ou par la société en général", constate-t-il. “Pourquoi c’est l’Etat qui choisit tes cours en fonction de ces trois filières?”

Pour justifier sa pensée, le Youtubeur, qui a étudié en France, aux Etats-Unis et au Canada, donne l'exemple des systèmes éducatifs nord-américains, qui laissent plus de liberté aux étudiants.

"La différence majeure, c’est qu’en Amérique du Nord, dès la troisième, on te propose de choisir ton emploi du temps, les matières qui te plaisent vraiment. Pour faire une comparaison, en France t’as le choix entre un menu Best Of, un Happy Meal et un menu Végé. Alors que dans la plupart des autres pays c’est toi qui crées ton menu", explique-t-il.

Aux Etats-Unis, un étudiant "sait pour quoi il signe"

Et de lancer une nouvelle pique à l'éducation française: 

"Aux USA, un étudiant en première année de design par exemple, a déjà crédité des cours de Photoshop à l’école, il ne part pas de rien en arrivant à l’université, il sait pour quoi il signe. Comment un élève peut prétendre vouloir devenir avocat, s’engager pour cinq ans d’études, s’il n’a jamais eu de cours de droit pendant sa scolarisation?”

Le jeune étudiant, dont la vidéo a été relayée sur la page Facebook de La République en Marche!, termine son analyse ainsi:

“N’oublions jamais que ce sont les jeunes qui sont actuellement à l’école qui formeront le monde de demain.”

Céline Penicaud