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Métro parisien: les ruses pour supporter la foule

Le métro parisien, un jour de grève, en octobre 2010.

Le métro parisien, un jour de grève, en octobre 2010. - -

SUR LES INTERNETS - Deux chercheurs se sont penchés sur les émotions faciales des usagers du métro parisien, et ont fait de surprenantes découvertes.

Si le métro parisien permet de se déplacer aisément à travers la capitale, il n'en finit pas néanmoins de rendre grises les mines des passagers qui l'empruntent quotidiennement. Et pourtant, la révolution de ces voyageurs anonymes n'a toujours pas eu lieu!

Une situation qui a interpellé deux chercheurs français. Ils se sont penchés sur le comportement de cette foule qui réussit à cohabiter pacifiquement malgré la promiscuité, les retards, et les odeurs nauséabondes, en examinant de près leurs émotions et leurs visages.

Le mépris, un moyen d'éviter le conflit

"En cas d’incident de contacts, deux parcours émotionnels apparaissent chez les voyageurs, explique Martin Aranguren, l'un des chercheurs de l'EHESS, cité par 20 minutes. "La réparation d'abord. La personne bousculée fronce puis lève les sourcils avant de chercher du regard son "offenseur". Ce dernier perçoit ce regard et baisse alors les yeux, ce qui est interprété comme une excuse par la victime qui clôt alors l’incident."

Autre "parcours émotionnel" possible, celui du "mépris": "l’incident débute de la même façon mais comme la victime ne parvient pas à croiser le regard de son "offenseur", elle pince alors ses lèvres et clôture l’incident en se plaçant au-dessus de l’offenseur", analyse le sociologue.

Lui et son confrère reconnaissent les limites de leur étude: ils n'ont eu le droit de se pencher que sur des images filmées à République et Montparnasse. "Faute d’autorisation de la préfecture de police, nous n’avons pas pu filmer sur les quais du RER à Châtelet ou Gare du Nord, ce qui est dommage car nous sommes certains que la densité y est supérieure", reconnaît Stéphane Tonnelat, du CNRS. Les usagers qui parcourent ces deux gares partageront sans aucun doute cette certitude.

>> A lire sur 20 Minutes et Le Figaro

Alexandra Gonzalez