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Insolite

Les habitants du Biot en ont marre des cloches des vaches

Des vaches se reposent dans un champ à La Clusaz, le 21 août 2013. (Photo d'illustration)

Des vaches se reposent dans un champ à La Clusaz, le 21 août 2013. (Photo d'illustration) - Jean-Pierre Clatot - AFP

Les résidents d'une commune de Haute-Savoie se plaignent du bruit que font les clarines des vaches.

Les résidents du Biot, une petite commune d’à peine 600 habitants nichée dans une vallée de Haute-Savoie, n’en peuvent plus du bruit des clarines des vaches.

Dans ce village situé à une trentaine de kilomètres du lac Léman, les vaches pâturent paisiblement auprès des habitations. Elles servent certes à faire du reblochon, mais surtout à débroussailler les alpages d’une manière plus écologique et... plus économique.

"Cela nous coûte entre 5 et 8.000 euros pour débroussailler, afin que cela soit propre pour notre programme de montagne douce. Aujourd’hui, nous sommes pâturés par des vaches, c’est agréable...", fait valoir dans le Dauphiné Libéré Henri-Victor Tournier, maire de la commune.

Seulement voilà: les cloches agacent les résidents de la commune. Enfin, en tout cas, les 20 signataires de la pétition qui a été envoyée au maire fin août et qui se plaignent "du bruit des animaux sur les pistes en face des chalets et appartements du col du Corbier".

"Nous comprenons que nous vivons à la campagne et qu’il y a une longue tradition de vaches, de moutons et de chèvres dans la région", concèdent-ils. "Néanmoins, le bruit constant des cloches en face, tout au long de la journée et même la nuit est insupportable. Il y a beaucoup de champs plus haut où les vaches pourraient brouter", assurent-ils.

Des résidents secondaires

"Si la pétition venait uniquement de résidents à l'année, je pourrai comprendre; mais là ce n'est pas le cas", affirme le maire. Après avoir vérifié les factures d’eau, le maire assure en effet que les mécontents ne sont que des résidents secondaires, en provenance du Royaume-Uni, de Corse ou de Belgique.

Pas question donc de toucher aux vaches pour Henri-Victor Tournier, qui rappelle qu’une route départementale à proximité "fait autrement plus de bruit". "On va essayer d’y remédier en proposant à Sébastien, l’alpagiste, de mettre des sonnettes plus petites aux vaches", suggère-t-il dans le quotidien. "Mais pas question d’interdire les cloches! Ces alpages font partie de l’association foncière pastorale. Il y a une dizaine d’années qu’il n’y avait plus de vaches", se défend-t-il.

Le prochain conseil municipal se tiendra le 13 octobre, où les pétitionnaires pourront venir présenter leur point de vue, assure le maire à France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.

Liv Audigane