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En Auvergne, l’échappée belle d'un troupeau de zébus parmi les vaches

Un zébu.

Un zébu. - Pixabay/dww259210

L'Office national de la chasse et de la faune sauvage est chargé de les retrouver et de les euthanasier. La situation inquiète les habitants de la région.

Echappé d'un élevage depuis le début du mois de juin, un troupeau de sept zébus sème le trouble en Haute-Loire et dans le Puy-de-Dôme. L'un de ces bovidés a été repéré jeudi dernier dans un troupeau de vaches avant de disparaître dans la nature, rapporte Le Progrès

Le quotidien précise que le zébu a trouvé refuge dans dans la commune de La Chapelle-Geneste (Haute-Loire), "probablement sous le coup de la panique", pour échapper à une battue. L'éleveur des limousines a accepté de le garder, mais voulait contacter l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) pour qu'il s'en occupe. Au petit matin, il était déjà trop tard: l'animal avait déjà fui.

La situation inquiète les habitants de la région

Comme l'indique Le Parisien, l'ONCFS et des gendarmes sont en effet chargés de retrouver les zébus et de les euthanasier. Deux hommes souhaiteraient cependant les acheter, mais ils n'ont pas réussi à mettre la main dessus. Selon Christine Noton, la maire de La Chapelle-Geneste, les zébus sont cachés dans la forêt et ne sortiraient qu'à la nuit tombée. 

La situation inquiète les habitants de la région: "On ne peut pas les laisser divaguer comme ça, sans vaccin. J’ai deux éleveurs sur la commune, on ne rigole pas avec ça", a expliqué Christine Noton au Progrès. Les habitants, eux, préconisent de "s’en prendre au responsable, et pas aux bêtes qui n’y sont pour rien".

Selon La Montagne, les zébus appartiendraient à une habitant de Dore-l'Eglise (Puy-de-Dôme). Celle-ci, qui n'est pas pressée de récupérer ses bovidés, a été condamnée en avril dernier pour "privations de soins" et "mauvais traitements envers des animaux domestiques".

Jérôme Lachasse