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Guyane: l'accès au centre spatial de Kourou débloqué

Manifestation à Kourou le 4 avril

Manifestation à Kourou le 4 avril - Jody Amiet / AFP

L'accès au centre spatial guyanais (CGS) a été débloqué samedi à la mi-journée. Vendredi, un accord a été signé entre le collectif qui pilote depuis plus d'un mois le mouvement social en Guyane, l'État et les élus guyanais.

Paralysé depuis un mois, le centre spatial guyanais va pouvoir reprendre de l'activité, l'accès ayant été débloqué samedi après-midi.

"L'activité va reprendre lundi matin" et les trois lancements qui avaient été reportés jusqu'à nouvel ordre à cause du conflit social "vont être reprogrammés", a précisé le service communication du centre spatial.

Les blocages en Guyane avaient en effet interrompu "trois campagnes de lancement" de la fusée Ariane, avec "plusieurs millions d'euros de surcoûts pour Arianespace et les industriels du centre spatial" selon Stéphane Israël, le PDG d'Arianespace.

Le barrage démonté

Les tirs seront très probablement étalés sur mai et juin. Avant le prochain tir programmé "fin juin". Les trois tirs qui avaient été déprogrammés étaient les suivants : une Ariane 5 initialement programmée le 21 mars, un Soyouz programmé début avril et une Ariane 5, fin avril. Dans l'après-midi samedi, le barrage installé par des membres du collectif "Pou Lagwiyann dékolé" (pour que la Guyane décolle) était quasiment totalement démonté.

"Il reste encore une tente qui est au milieu du rond-point, l'accès est un peu contrarié, mais on passe", a indiqué la même source.

"L'établissement de soin de Kourou passera dans le giron public"

Les militants qui bloquaient l'entrée du CSG depuis le 20 mars réclamaient "un courrier de la ministre de la Santé" pour acter par écrit "le passage en secteur public du Centre médico-chirurgical de Kourou (CMCK)". Selon France Guyane, "la direction de la Croix-Rouge", qui gérait jusqu'à présent le centre médical, a confirmé samedi "aux salariés que l'établissement de soin de Kourou passera dans le giron public rapidement".

Un accord signé vendredi

Un accord a été signé vendredi à Cayenne entre le collectif qui pilote depuis plus d'un mois le mouvement social en Guyane, l'État et les élus guyanais, mettant un terme aux barrages qui bloquaient le territoire et pénalisaient l'économie.

Dans cet accord, le gouvernement "acte" des 2,1 milliards supplémentaires que réclamait le collectif "Pou la Gwiyann dékolé" (pour que la Guyane décolle), estimant que le plan d'urgence d'un peu plus d'un milliard d'euros validé par le gouvernement n'était pas suffisant.

M.P avec AFP