BFMTV

Guy Bedos plaide pour un accueil "purement humanitaire" des réfugiés

L'humoriste Guy Bedos, signataire d'une tribune contre l'évacuation d'une partie de la "jungle" de Calais, était lundi l'invité de BFM Story. Il a fustigé l'action du gouvernement vis-à-vis des réfugiés.

Comme 250 autres personnalités et organisations, il a signé la tribune contre le démantèlement de la "jungle" de Calais. Invité sur le plateau de BFM Story, l'humoriste Guy Bedos a expliqué cette décision.

"Je trouve ça totalement injuste, inhumain. Quand j'entends monsieur Cazeneuve prononcer les adjectifs 'progressiste', 'humanitaire', je me pince", a-t-il ajouté, en référence au discours du ministre de l'Intérieur après sa visite d'un centre d'accueil pour les réfugiés au Mans.

S'il reconnaît ne pas avoir la solution miracle pour l'accueil des réfugiés, Guy Bedos plaide pour davantage d'implication de la part de l'État. "On peut toujours faire des choses, il y a des choses qui se font sur d'autres terrains, a-t-il expliqué. On n'a qu'à construire plus de bâtiments. Il y a sûrement des choses à faire qui seraient mieux que la jungle de Calais."

Calais, seulement un pont vers la Grande-Bretagne

Alors que Bernard Cazeneuve a annoncé au Mans que 80% des réfugiés hébergés dans des centres d'accueil avaient fait une demande d'asile en France, l'humoriste a rappelé que leur présence à Calais visait surtout à rejoindre la Grande-Bretagne.

"Je ne dis pas qu'il faut se débarrasser des migrants en les jetant sur l'Angleterre, a-t-il tempéré. D'abord c'est leur intention, ils ne passent par la France que pour aller en Angleterre, ils ne veulent pas spécialement rester à Calais. Et d'autre part, on dépense de l'argent un peu partout, ici ou là, pour Dieu sait quoi. On peut peut-être dépenser de l'argent, dans le pays des droits de l'Homme, pour des raisons purement humanitaires."

H. M.