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Mouvement de grève du 22 mars: les écoles aussi concernées

Cheminots, fonctionnaires et salariés d'Air France sont appelés à la grève par les syndicats en cette fin de semaine. Jeudi, des perturbations sont à prévoir dans les écoles, où les enseignants ont prévu de débrayer. Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, s'attend toutefois à un mouvement limité.

Les parents devront trouver des solutions de garde pour leurs enfants. Le mouvement social de cette fin de semaine doit être suivi, jeudi 22 mars, par les enseignants et professeurs, appelés par les principaux syndicats de l'Education nationale à se mettre en grève, comme les cheminots et les salariés d'Air France.

Dans le primaire, 1 enseignant gréviste sur 4

Si la grève sera largement suivie à la SNCF en cette première journée de mobilisation des cheminots contre la suppression de leur statut, qui donnera lieu à une vaste manifestation nationale à Paris, elle devrait être moins importante chez les fonctionnaires de l'Education nationale. 

La grève devrait concerner principalement les classes du premier degré, maternelle et primaire. Le SNUipp-FSU, le premier syndicat du primaire, anticipe un suivi divers selon les départements, et estime que le taux moyen de grévistes sera de 25%, soit un enseignant sur deux. A Paris et en Seine-Saint-Denis, un enseignant sur deux devrait se mettre en grève, toujours selon les estimations du SNUipp-FSU. En outre, des crèches devraient également être fermées jeudi. 

Les syndicats lycéens et étudiants qui protestent contre les réformes du bac et de l'université, ont eux aussi rejoint l'appel à la mobilisation, mais celle-ci devrait être plus timide dans les collèges et lycées. Là encore, le SNES, principal syndicat du second degré, table sur une mobilisation inégale selon les académies. 

Lundi sur RTL, le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a estimé que la mobilisation du corps enseignant ne serait "pas trop forte", reconnaissant toutefois qu'il était compliqué "de dire à l'avance ce genre de choses". 

Un casse-tête pour les parents

Pour les parents, la journée s'annonce difficile. Car si un service minimum d'accueil des enfants est prévu par la loi dans les écoles, il a rarement été assuré lors de précédentes mobilisations. De fait, beaucoup d'élèves trouveront porte close en arrivant à l'école jeudi. Jour de congé, réquisition des grands-parents, nounou, les parents d'enfants de maternelle et primaire vont devoir trouver une solution de repli.

Dans une école de Marseille où BFMTV s'est rendu mardi, 48 heures avant le jour J, les enseignants de maternelle et du primaire espèrent que les parents se montreront solidaires, et qu’ils comprendront leur motivation à faire grève.

Leurs désaccords avec le gouvernement sont nombreux, et ils comptent bien les faire entendre. "Monsieur Macron nous a beaucoup aidés pour cette grève. En janvier, nous avons su que notre salaire de janvier serait plus faible sur celui de décembre. Et puis il y a le retour du jour de carence, en janvier aussi. Et enfin les dernières annonces sur le statut de fonctionnaire", rappelle ainsi Claire Billès, secrétaire générale du SNUipp-FSU.

Adrienne Sigel avec Véronique Fèvre et Perrine Baglan