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Gard: toute une classe d'une école privée recalée au bac pro

Un lycéen pendant une épreuve du baccalauréat en juin 2017.

Un lycéen pendant une épreuve du baccalauréat en juin 2017. - MARTIN BUREAU

L'ensemble d'une classe de terminale professionnelle du Gard a eu la mauvaise surprise de découvrir, mardi dernier, qu'elle était retoquée au baccalauréat 2020.

Quelle ne fut pas la surprise, mardi dernier, des élèves de terminale de l'École des métiers professionnels, établissement privé de St-Christol-lès-Alès dans le Gard, de découvrir que l'ensemble de la classe de bac pro esthétique était recalée aux épreuves du baccalauréat. Une mésaventure que rapporte le journal Midi Libre.

Aucune des dix élèves de cette classe, qui ont passé leur examen en contrôle continu en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19, n'était sur la liste des bacheliers mardi dernier. La plupart d'entre elles s'attendaient pourtant à avoir leur diplôme voire à obtenir une mention, selon le quotidien local.

"On devait toutes avoir le bac avec mention. On avait de bons dossiers", soupire l'une des élèves auprès du quotidien local. "On a toutes passé notre bac en contrôle continu, avec le Covid-19. Et le jour des résultats du Bac, comme les bacheliers normaux, on a cherché nos noms, et on n’a pas trouvé. On s’est dit "Comment est-ce possible ?", raconte-t-elle.

De nouvelles épreuves en septembre

Les jeunes filles et leurs parents ont alerté l'Académie de Montpellier et la direction de l'établissement afin d'obtenir des explications, et les familles ont été mises en relation avec un médiateur.

"L’hypothèse avancée par l’école serait que le rectorat n’aurait pas reçu les documents nécessaires concernant le contrôle continu de la classe", explique Elza Le Saint, la mère d’une élève et représentante du collectif de parents d’élèves, dans un courrier adressé au ministre de l’Éducation nationale.

Selon le quotidien local, l'Académie de Montpellier aurait proposé à cette dizaine d'élèves de passer les épreuves du baccalauréat en septembre prochain. Mais certaines d'entre elles se retrouvent dans l'embarras, s'étant déjà engagées dans d'autres formations ou activités professionnelles.

Jeanne Bulant Journaliste BFMTV