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Et si l'euro mourrait ce soir ?

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Ce mercredi à Bruxelles, l'Europe joue son avenir. Les pays de la zone euro se réunissent une nouvelle fois pour chercher des solutions à la crise. Un sommet de la dernière chance, disent certains. Pour les plus pessimistes, la monnaie unique pourrait y laisser sa peau.

Le ton a été donné, entre autres, par le premier ministre François Fillon. Pour lui, un échec du sommet de ce soir « pourrait faire basculer le continent européen vers des terres inconnues ». Ce mercredi, les pays de la zone euro se réunissent une nouvelle fois à Bruxelles pour un sommet qualifié par certains « de la dernière chance ».

L'Allemagne en a marre de payer pour les autres

Pour certains même, l'euro pourrait y laisser des plumes, voire carrément mourir. Et c'est l'Allemagne qui pourrait en être le fossoyeur. En effet, Berlin en a assez de payer pour les Etats européens les plus endettés, comme la Grèce ou l'Italie. Les Allemands refusent notamment d'ouvrir les vannes du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Ce « mini-FMI » a pour rôle de voler au secours des pays financièrement en panne, et ce grâce à la participation de l'ensemble des Etats membres. Or certains experts n'excluent pas qu'Angela Merkel décide ce soir de dire au-revoir à l'euro, ce qui sonnerait le glas de la monnaie unique.

«Indiquer aux marchés que l'euro continuera d'exister»

Les 17 Etats qui se réunissent aujourd'hui vont tenter de répondre à deux autres questions. Quelle part de la dette grecque les banques devront-elles effacer ? On parle de 50%, pour qu'Athènes puisse respirer. Et à quelle hauteur les banques doivent-elles être recapitalisées ? Les établissements Français, à eux seuls, ont besoin de 10 milliards d'euros. « L'un des enjeux de ce sommet est bel et bien d'indiquer aux marchés que l'euro continuera d'exister dans 10 ou 20 ans », explique Jean Quatremer (correspondant du journal Libération à Bruxelles). «Parce que les marchés ne croient pas en une monnaie unique qui accepterait que 17 pays aient des politiques économiques différentes. Et que n'importe quelle bêtise puisse être faite, comme dans l'affaire grecque ».

Nicolas Sarkozy interviendra demain soir à 20h15 sur TF1 et France 2 pour évoquer la crise de la dette européenne.