BFMTV

INFOGRAPHIES. À l'université, en primaire, au lycée... Ce que l'on sait des clusters en milieu scolaire

Un technicien désinfecte une école à Cannes dans le cadre de la lutte contre le covid-19 le 10 avril 2020 (photo d'illustration)

Un technicien désinfecte une école à Cannes dans le cadre de la lutte contre le covid-19 le 10 avril 2020 (photo d'illustration) - Valéry Hache-AFP

Les milieux scolaire et universitaire représentent désormais le tiers des clusters de Covid-19 en cours d'investigation dans tout le pays.

Un mois après la rentrée, les foyers de Covid-19 se multiplient en milieu scolaire. Sur les 1001 clusters actuellement en cours d'investigation, plus du tiers (35,9%) sont en effet survenus en milieux scolaire et universitaire. A titre de comparaison, c'est deux fois plus que le nombre de clusters détectés en entreprises (18,4%) et trois fois plus que dans les établissements de santé.

Si leur nombre stagne cette semaine, la multiplication des clusters au fil du mois de septembre reste tout de même préocuppante, comme le montre l'infographie ci-dessous. Si elle ne s'affiche pas sur votre navigateur, cliquez ici.

Des clusters plus préoccupants dans l'enseignement supérieur

Parmi les 550 clusters repérés en milieu scolaire depuis le déconfinement, une large majorité concerne l'enseignement secondaire (45,7%) et supérieur (33,%). On note cependant que les foyers les plus inquiétants - ceux à "criticité élevée" avec un fort potentiel de propagation - se concentrent principalement dans les universités.

L'infographie ci-dessous montre la répartition des clusters survenus en milieu scolaire depuis le mois de mai. Si elle ne s'affiche pas sur votre navigateur, cliquez ici.

En moyenne, les clusters dans l'enseignement supérieur concernent 24 personnes. C'est trois, voire quatre fois plus que dans le reste du système scolaire (5 en maternelle, 6 en primaire, 7 dans le secondaire).

Au-delà de l'école, les jeunes sont très touchés par l'épidémie

Dans un avis publié jeudi soir, le Conseil scientifique pointait du doigt le rôle des soirées festives dans la hausse de contaminations chez les étudiants:

Chez les jeunes (...) il semble que les fêtes étudiantes extra-universitaires et les rencontres dans les bars/restaurants soient responsables d’un nombre important de contaminations.

Certaines universités ont d'ailleurs rétabli les cours à distance après des soirées festives ayant généré des dizaines de contaminations. C'est par exemple le cas à l' Université de technologie de Compiègne, à Sciences Po Paris ou encore à l'Université Rennes 1.

Dévouvrez le taux d'incidence des personnes âgées de 0 à 29 ans

L'infographie ci-dessous illustre clairement la différence entre les plus jeunes (0-9 ans), les "adolescents" (10-19 ans) et les jeunes adultes (20-29 ans). Le taux d'incidence de ces derniers (251) est ainsi comparable à celui de la ville de Paris (262). Il est surtout deux fois plus élevé que celui des 10-19 ans (125).

Pour rappel, cet indicateur correspond au nombre de nouveaux cas de coronavirus officiellement comptabilisés sur les 7 derniers jours. Si l'infographie ne s'affiche pas sur votre navigateur, cliquez ici.

Malgré la recrudescence de l'épidémie, la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal a écarté mercredi 30 septembre l'hypothèse d'une "fermeture généralisée des universités", en tout cas pour le moment.

Les enfants moins contagieux que les adultes?

Alors que la rentrée scolaire a eu lieu il y a un mois, la contagiosité des enfants fait débat et on ne sait toujours pas avec certitude s'ils sont aussi contagieux que les adultes.

Plusieurs études ont montré que les jeunes enfants semblaient peu transmettre la maladie, peut-être car ils ont moins de symptômes (puisque tousser ou éternuer augmente le risque de passer le virus à quelqu'un). Toutefois, une récente étude américaine tend vers la conclusion inverse.

Nombre d'experts appellent à distinguer les enfants des adolescents, dont le niveau de contagiosité semble davantage s'assimiler à celui des adultes.

Louis Tanca, avec AFP avec AFP