BFMTV

Contrôle continu au bac: les épreuves faiblement perturbées pour l'instant, selon le ministère

Photo d'illustration d'une épreuve du baccalauréat 2019 à Strasbourg

Photo d'illustration d'une épreuve du baccalauréat 2019 à Strasbourg - Frédérick Florin - AFP

Grèves de surveillance, refus de corriger les copies ou de transmettre les notes: les professeurs opposés à la réforme du baccalauréat de Jean-Michel Blanquer menaçaient de perturber la tenue des EC3.

Les premières épreuves de contrôle continu de la nouvelle formule du baccalauréat, appelées EC3, débutent ce lundi pour de nombreux élèves de classe de Première. Elles doivent s'étaler sur un mois et demi en fonction des lycées.

Mais depuis quelques jours, l'inquiétude grandissait autour de ces épreuves. En cause: des appels au boycott de la part de professeurs opposés à la réforme du bac de Jean-Michel Blanquer, qui demandaient le report ou l'annulation de ces EC3. Grèves de surveillance, refus de corriger les copies ou de transmettre les notes: les opposants envisageaient les mêmes modes d'action qu'au moment des corrections du baccalauréat en juin, qui avaient créé la confusion.

31 lycées perturbés en France

Mais au regard des chiffres transmis ce lundi matin par le ministère de l'Éducation nationale, ces premières épreuves du bac se déroulent pour l'instant sans problème dans une très large majorité des établissements scolaires. Seuls 31 lycées ont en effet connu des perturbations, et cinq cas d'EC3 reportés ont été recensés.

Dans l'Académie de Paris, quatre établissements avaient programmé ces épreuves ce lundi matin. Si des perturbations ont eu lieu à l'entrée du lycée Lavoisier (5e arrondissement), toutes les épreuves se sont déroulées sans problème.

Dans l'Académie de Créteil, six lycées sur 230 ont été perturbés. Les EC3 ont été reprogrammées à plus tard dans deux d'entre eux en raison de blocus, indique le ministère. En région, dans l'Académie de Toulouse, les épreuves ont commencé avec trente minutes de retard au lycée Montauban, mais les étudiants ont tout de même pu composer.

Juliette Mitoyen avec AFP