BFMTV

Brexit: Paris-Saclay drague les chercheurs britanniques

La région Île-de-France lance la campagne "Paris-Saclay Calling". Son but? Attirer les chercheurs qui risquent de perdre les financements européens au terme du Brexit

L’Île-de-France souhaite à tirer profit du Brexit. Après la création de 10.000 emplois en France depuis 2016 (dont 5.500 en Île-de-France), notamment dans le secteur des banques et de la finance, elle s'intéresse à un autre corps de métier: les chercheurs.

La région Île-de-France a présenté jeudi sa campagne "Paris-Saclay Calling" - référence au célèbre titre "London Calling" du groupe The Clash -, avant son lancement lundi. Elle a pour objectif d'attirer les chercheurs britanniques qui risquent de perdre le bénéfice des financements européens au terme du Brexit.

L'Ile-de-France mise notamment sur les atouts du campus du centre international de recherche Paris-Saclay (Essonne), qui abrite entre autres Polytechnique et Centrale Supélec. 

Accélérer le mouvement

Pour séduire, l'Île-de-France est prête à consentir à différents efforts : "régler les problèmes administratifs, les titres de séjour, l'organisation de la scolarité des enfants, trouver un logement", énumère Jean Bertsch, président de Science Accueil. La région mise également sur la qualité de ses structures d'accueil et proposera des cours de langue et d'histoire de France. 

L’an dernier déjà, une soixantaine de chercheurs britanniques ont pu bénéficier de ces aides d’accueil. Avec sa campagne "Paris-Saclay Calling", la région entend accélérer le mouvement via le réseau professionnel Linkedin.

"À partir de lundi, 170.000 messages vont être adressés pour venir chez nous, détaille François Durovray, président du département de l'Essonne. Derrière, un site internet donnera les renseignements pratiques pour effectuer les démarches nécessaires à un déménagement."

La région devrait proposer 50 à 100 offres d'emplois dans les prochaines semaines. Les domaines concernés sont l'énergie, le climat, les mathématiques et le digital. Elle fera toutefois face à la concurrence de l'Allemagne et de plusieurs universités américaines. 

Alicia Foricher et Baptiste Graziani avec Florian Bouhot