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Ebola: une fausse alerte à Rouen

Douze hôpitaux en France sont habilités pour recevoir des patients infectés par Ebola.

Douze hôpitaux en France sont habilités pour recevoir des patients infectés par Ebola. - Frederick Florin - AFP

Une personne suspectée de souffrir de fièvre hémorragique Ebola a été transportée à l'hôpital de Rouen ce mercredi après-midi. Après examen, le risque a finalement été écarté.

Fausse alerte à Rouen en Seine-Maritime. Les services de police ont bloqué un quartier de la ville où se trouve un centre d'accueil pour les étrangers ce mercredi. Vers 12 h, un cas suspect de virus Ebola a été déclaré dans ce centre. La personne a été prise en charge par le Samu avant d'être transférée au Centre hospitalier universitaire Charles Nicole, l'un des 12 établissements hospitaliers pouvant accueillir des cas suspects, dans un caisson sécurisé.

L'homme, originaire de Guinée, a été pris d'un malaise alors qu'il se trouvait à l'intérieur du centre d'accueil. Une quinzaine de personnes se trouvaient dans le local. Un périmètre de sécurité a été mis en place dans le quartier concerné. Après des examens, les autorités de l'hôpital ont pu déclarer que le patient n'était pas atteint de la fièvre Ebola.

L'agence régionale de Santé a transmis les informations médicales au ministère de la Santé. D'après France 3 Haute-Normandie, les autorités de santé ne devaient communiquer que s'il s'agissait bien d'un cas de fièvre hémorragique avéré.

L'hôpital de Rouen fait partie des douze établissements de santé habilités à accueillir des cas suspects d'Ebola. Ces hôpitaux disposent de salles d'isolement et de mesures d'hygiène spécifiques pour éviter la contagion.

Aucun cas avéré en France

En septembre, la France a accueilli une volontaire de MSF infectée au Libéria. La patiente, soignée à l'hôpital Bégin de Saint-Mandé, dans le Val-de-Marne, est sortie guérie le mois dernier. Elle aurait bénéficié de traitements expérimentaux. Une autre malade a été accueillie début novembre, dans le même hôpital. Il s'agit d'une employée des Nations unies contaminée en Sierra-Leonne. 

Depuis le début de l'épidémie, plusieurs cas suspects ont été signalés en France, mais aucun avéré. Les autorités ont mis en place des mesures de sécurité dans les aéroports. Des contrôles de température sont effectués sur les passagers en provenance de Conakry en Guinée. Un questionnaire de traçabilité leur est également remis pour permettre de les retrouver en cas de besoin.

4.500 morts depuis le début de l'épidémie

Le virus Ebola provoque des fièvres hémorragiques très violentes. Il se transmet par contact direct avec des fluides biologiques (sang, selles, vomissements, salive, sécrétions). La durée d'incubation de la maladie varie entre 2 et 21 jours et débute par des symptômes grippaux. Avant les symptômes, le patient n'est pas contagieux. Le taux de mortalité est très élevé, autour de 70% dans les pays d'Afrique de l'Ouest les plus touchés.

Selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le virus Ebola a fait près de 4.500 morts. Il n'existe pas pour l'instant de vaccin ou de traitement homologué contre la maladie.

Carole Blanchard