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Disparues de l'A6: le suspect a reconnu avoir tué Christelle Blétry en 1996

Le corps de Christelle Blétry, 20 ans, avait été retrouvé lardé de 123 coups de couteau à Blanzy, en Saône-et-Loire, en décembre 1996.

Le corps de Christelle Blétry, 20 ans, avait été retrouvé lardé de 123 coups de couteau à Blanzy, en Saône-et-Loire, en décembre 1996. - AFP

Dix-huit ans après, le meurtre de Christelle Blétry, en 1996, est en passe d'être résolu. Un suspect, interpellé dans les Landes, a reconnu ce vendredi avoir tué la jeune femme. Selon le procureur, cet homme avait "repris sa vie".

L'ADN a fini par parler. Dix-huit ans après la mort de Christelle Blétry, 20 ans, un homme a reconnu les faits ce vendredi. Confondu par son ADN, il avait été interpellé cette semaine dans les Landes, puis mis en examen et écroué jeudi pour ce meurtre commis pour en 1996 à Blanzy, en Saône-et-Loire.

Agé de 56 ans, il a reconnu les faits au cours de sa garde à vue, a indiqué ce vendredi le procureur de Chalon-sur-Saône, Christophe Rode, lors d'une conférence de presse, après les avoir niés dans un premier temps. 

"Un profil génétique complet" dressé

Christelle Blétry, 20 ans, avait été retrouvée morte à Blanzy le 28 décembre 1996, son corps lardé de 123 coups de couteau. Le soir des faits, cette étudiante dans un lycée agricole, rentrait à pied d'une soirée. Et, jusqu'à présent, les investigations n'avaient pas permis de retrouver l'auteur.

Mais le dossier n'avait "jamais été clôturé", l'enquête n'a "jamais cessé". Et "l'évolution des techniques d'identification par l'ADN" a finalement permis de nouvelles expertises, qui ont "déterminé un profil génétique complet" et "fiable", a précisé le procureur.

Ainsi, les comparaisons avec le fichier ADN national ont permis d'identifier une personne fiché depuis 2004 à la suite d'une condamnation pour tentative d'agression sexuelle: l'homme qui a finalement reconnu le crime 18 ans plus tard.

Vers la résolution d'autres affaires?

La résolution du meurtre de Christelle Blétry pourrait ouvrir à des avancées sur d'autres dossiers. Car entre 1986 et 1999, huit jeunes femmes ont été tuées dans le même secteur de Saône-et-Loire, le long de l'autoroute A6, sans que l'auteur du crime ait été découvert.

S. C.