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Démantèlement de la "Jungle": 2.318 migrants évacués lundi, indique Bernard Cazeneuve

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve fait état de "1.918 majeurs" ayant quitté Calais à bord de 45 bus et de 400 mineurs "orientés au centre d'accueil provisoire", situé sur le campement, dans l'attente de l'instruction de leur dossier.

Quelque 2.318 migrants ont été "mis à l'abri" au premier jour de l'opération d'évacuation de la "Jungle" de Calais, a annoncé lundi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

Sur ce total, "1.918 majeurs ont quitté Calais à bord de 45 bus pour rejoindre 80 centres d'accueil et d'orientation (CAO) situés dans onze régions de France", a affirmé le ministre dans une déclaration à la presse.

400 mineurs "mis à l'abri"

Quatre cents mineurs ont pour leur part été "orientés au centre d'accueil provisoire", situé sur le campement, dans l'attente de l'instruction de leur dossier.

Le Royaume-Uni accueillera "tous les mineurs isolés" de la "Jungle" de Calais "dont les attaches familiales en Grande-Bretagne sont établies" et versera une nouvelle aide financière de "plus de 40 millions d'euros", a par ailleurs affirmé le locataire de la place Beauvau.

Toujours concernant les mineurs isolés, "les autorités britanniques se sont engagées à étudier également les dossiers de mineurs non accompagnés qui n'ont pas de liens familiaux mais dont l'intérêt supérieur serait de rejoindre ce pays", ajouté le ministre.

Hollande à Beauvau pour un point de situation

Ce point presse de Bernard Cazeneuve faisait suite à une réunion au ministère de l'Intérieur pour faire un point sur l'évacuation de la "Jungle", en présence du chef de l'Etat François Hollande et de la ministre du Logement Emmanuelle Cosse. Le chef de l'Etat a quitté la place Beauvau vers 19h30 après 40 minutes d'entretiens dans la salle de la cellule de crise du ministère, selon la présidence de la République.

Ont également participé à cette réunion les principaux responsables de la police et de la gendarmerie ainsi que la préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio, par visio-conférence.

V.R. avec AFP