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Coronavirus: la maire de Marseille "en colère" contre l'instauration d'un couvre-feu

La nouvelle maire de gauche de Marseille, Michèle Rubirola, le 4 juillet 2020 lors d'un conseil municipal

La nouvelle maire de gauche de Marseille, Michèle Rubirola, le 4 juillet 2020 lors d'un conseil municipal - CLEMENT MAHOUDEAU © 2019 AFP

Au lendemain de l'annonce de la mise en place d'un couvre-feu dans 9 métropoles, Michèle Rubirola, maire de Marseille, a estimé ce jeudi que les "Marseillais vont payer un manque de moyens hospitaliers".

La maire de Marseille, Michèle Rubirola, s'est dite ce jeudi "en colère" contre l'instauration d'un couvre-feu dans "les endroits où les gens peuvent trouver un peu de plaisir", déplorant une mesure due selon elle à "un manque de moyens" pour les hôpitaux.

"Devant la circulation de la Covid-19 sur tout le territoire, c'est sûr que nous devons prendre des mesures, mais je suis en colère de voir que les Français, les Marseillaises et Marseillais vont payer, par la suppression de leurs plaisirs, de leur liberté ou par une précarisation économique -parce que le monde de la restauration, les bars vont vraiment être touchés-, un manque de moyens hospitaliers", a déclaré jeudi l'élue écologiste au micro de France Bleu Provence.

"On va taper sur les endroits où les gens peuvent trouver un peu de plaisir"

"Depuis mars on constate que ce qui se passe, c'est consécutif aussi quand même à un manque de moyens de prise en charge sanitaire de la population qui est atteinte par la Covid-19", a insisté la maire de la deuxième ville de France, médecin de profession.

"On met les pansements peut-être pas forcément au bon endroit parce qu'on sait où ça s'infecte: dans les entreprises, la restauration collective, les universités, le milieu familial, dans tous les lieux de précarité, dans les transports en commun et qu'est-ce qu'on va faire? On va taper exclusivement à partir de 21h sur les endroits où les gens peuvent trouver un peu de plaisir et aussi dans les restaurants, les milieux associatifs", s'est-elle indigné.

"On tape que sur une catégorie de population et on essaye un peu de stigmatiser les jeunes, ceux qui fréquentent ces lieux", a-t-elle regretté déplorant aussi que le gouvernement "ne propose rien d'ambitieux pour protéger les plus fragiles" comme les sans-abris.

F.R. avec AFP