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Brigitte Lahaie lâchée par les signataires de la tribune du Monde après ses propos sur le viol

Brigitte Lahaie.

Brigitte Lahaie. - JACQUES DEMARTHON / AFP

Face à Caroline de Haas mercredi soir sur notre antenne, Brigitte Lahaie a affirmé qu'il était possible de "jouir lors d'un viol". Ces propos indignent jusqu'aux signataires de la tribune parue dans Le Monde sur la "liberté d'importuner" les femmes, un texte auquel s'était ralliée l'animatrice et ancienne actrice pornographique.

"On peut jouir lors d'un viol, je vous signale", a lancé Brigitte Lahaie mercredi soir sur notre antenne, lors d'un débat entre l'animatrice et ancienne actrice pornographique, signataire d'une tribune sur "la liberté d'importuner" dans Le Monde et la militante féministe Caroline de Haas, opposée au texte. Auparavant, durant l'échange, cette dernière avait soutenu que "les violences empêchaient la jouissance". 

"Ces propos sont insultants"

La repartie de Brigitte Lahaie a indigné son interlocutrice, qui a vivement réagi sur Twitter: "Le corps d'une victime de violence peut réagir de plein de manières différentes. Cela ne change rien au fait que le viol est un crime. Placer cette phrase alors que l'on parlait de plaisir sexuel donne un sentiment de banalisation de la violence." Or, les propos de Brigitte Lahaie ont aussi révolté ses co-signataires de la tribune du Monde.

Dans un communiqué publié ce jeudi sur Facebook, l'une d'entre elles, Peggy Sastre, exprime la volonté collective des signataires de se désolidariser de Brigitte Lahaie après sa déclaration. "Les rédactrices et les signataires de la tribune Des femmes libèrent une autre parole se désolidarisent totalement des propos tenus par l'une des signataires, Brigitte Lahaie, concernant 'la jouissance du viol', qui les a tenus en son nom et en son nom seul", commence-t-elle. "Ces termes n’apparaissent ni dans notre tribune ni dans les interventions médiatiques qui ont suivi la publication de la dite tribune", note-t-elle. Enfin, elle conclut sans ambiguïté: "Nous sommes une très large majorité à considérer que ces propos sont insultants envers les femmes victimes de violences sexuelles et de viols."

Robin Verner