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Affaire Lambert: le rapporteur public prône la reprise de la procédure d'arrêt des soins

Photo de Vincent Lambert en 2015, prise par sa famille.

Photo de Vincent Lambert en 2015, prise par sa famille. - Famille Lambert - AFP ; montage BFMTV

La cour administrative d'appel de Nancy se penche, ce jeudi, sur la requête du neveu de Vincent Lambert, qui réclame la fin des traitements. Le rapporteur public a demandé la reprise de la "procédure collégiale" pour l'arrêt des soins.

Vers une nouvelle "procédure collégiale" pour l'arrêt des soins de Vincent Lambert? C'est en tout cas ce qu'a prôné, ce jeudi, le rapporteur public de la cour administrative d'appel de Nancy, comme l'avait anticipé Le Figaro dans un article paru mardi. Selon les conclusions du rapporteur, les médecins doivent reprendre la procédure de consultation d'experts pouvant mener à la suspension de l'alimentation et de l'hydratation artificielles de Vincent Lambert, hospitalisé depuis 2008 en état végétatif après un accident de voiture. 

La cour rendra sa décision le 16 juin, mais les avis du rapporteur public sont souvent suivis par la justice administrative. Le médecin Daniela Simon avait interrompu cette procédure le 23 juillet 2015, arguant que le climat de sérénité nécessaire n'était pas réuni.

"Mais, il n'y aura jamais de sérénité dans cette affaire", a dit le rapporteur, invitant la cour administrative d'appel de Nancy à enjoindre le Dr Daniela Simon à "reprendre la procédure collégiale dans un délai d'un mois" après lecture du jugement.

La justice saisie par le neveu de Vincent Lambert

La décision de suspendre la procédure, en juillet 2015, revenait dans les faits à une "décision d'abandon de la procédure collégiale", a estimé le rapporteur public, dont les avis sont très souvent suivis par la justice administrative. Le neveu de Vincent Lambert, François, qui contestait cette suspension devant la justice administrative, est fondé à soutenir que "l'on se trouve dans une impasse", a-t-il encore estimé.

Vincent Lambert, aujourd'hui âgé de 39 ans, est plongé dans un état végétatif depuis un accident de la route survenu en septembre 2008. Pour Rachel Lambert, considérée par les médecins comme le référent légitime de son mari, l'ex-urgentiste était opposé à tout acharnement thérapeutique et n'aurait jamais voulu être maintenu artificiellement en vie.

Mais ses propres parents, fervents catholiques traditionalistes, se battent depuis des années pour le maintien en vie de leur fils et dénoncent les "tentatives d'assassinats" dont il serait victime.

la rédaction avec AFP