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A Paris, ces terrasses qui empiètent sur les trottoirs

75% des 15.000 restaurants et cafés de la capitale empiètent trop sur les trottoirs et ne respectent pas la réglementation.

Dès qu'il y a un rayon de soleil et que le thermomètre grimpe, trouver une place en terrasse pour siroter une boisson peut se révéler être un véritable parcours du combattant. Pourtant, elles occupent déjà trop de place sur les trottoirs de la capitale. 

Selon un constat dressé par l'inspection générale de la Ville de Paris, 75% des 15.000 restaurants et cafés de la capitale ne respectent pas le règlement municipal des "étalages et terrasses" et empiètent trop sur les trottoirs. Théoriquement, la terrasse ne peut pas occuper plus d'un tiers de la largeur du trottoir. Si ce dernier est étroit, les chaises doivent être placées perpendiculairement à la devanture de l'établissement de façon à laisser libre 0,60m minimum aux piétons. 

Une source de revenus importante pour la mairie

Ce règlement était entré en vigueur en 2011. Il devait permettre de lutter contre l'encombrement de l'espace en soutenant une activité économique importante pour la capitale et générant des recettes pour la mairie. 

Ce troisième objectif a été atteint. Les établissements avec une terrasse paient en effet une redevance à la mairie. "Les terrasses rapportent énormément d'argent à la mairie, entre 28 et 30 millions d'euros annuellement", explique sur BFM Paris Pascal Pélissier, vice président de la branche cafés-brasseries du GNI-Synhorcat. "

Les professionnels dénoncent cependant une réglementation trop floue et des amendes à outrance. "Il y a beaucoup d'abus à Paris, c'est vrai. Mais l'exploitant voit 30 à 40% de son chiffre d'affaires dans cette installation alors que le coût de la terrasse est souvent très élevé. Il a envie de pousser le service", poursuit Pascal Pélissier. "Les amendes sont nombreuses, parfois même répétitives dans la même journée. Dans certains quartiers, il peut y avoir jusqu'à six contrôles par jour." 

Cyrielle Cabot