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5% du vignoble bordelais détruit à cause des orages

Près de 5% du vignoble bordelais a été détruit à cause de violents orages de grêle vendredi soir.

Près de 5% du vignoble bordelais a été détruit à cause de violents orages de grêle vendredi soir. - -

4 000 à 5 000 hectares de vignes bordelaises détruites, soit 5% de tout le vignoble bordelais : c'est le résultat des violents orages de grêle, de la taille de balles de ping-pong, qui ont frappé le Sud-Ouest vendredi soir. L'Entre-deux-Mers est la région principalement touchée.

C’est hécatombe dans le bordelais. Les viticulteurs de la région ont été frappés par de violents orages de grêle qui selon eux ont détruit au minimum 5% du vignoble. Pour faire face à ce désastre, la Fédération départementale des syndicats d'exploitations agricoles (FDSEA Gironde) appelle à mettre en œuvre rapidement des mécanismes de compensation pour la centaine de vignerons sinistrés.

« C’est la désolation, on n’est pas assurés »

Alain Barrau est viticulteur dans le domaine de l'Entre-deux-Mers qui a été particulièrement touché par les orages de grêle. Il a perdu plus de la moitié de sa récolte. Il attend des solutions financières. « On est vraiment bien touché, je pense à plus de 50%, estime ce viticulteur. C’est la désolation. On n’est pas assurés. On a des pertes financières… Je vais devoir dire à mes ouvriers de ne pas venir travailler : il n’y a rien à faire. On a été grêlé 4 fois en dix ans… on ne peut pas toujours s’assurer. C’est devenu très cher ».

« Rien ne protège un viticulteur si ce n’est sa capacité à s’assurer »

Cet après-midi, le maire de Créon (Gironde), Jean-Marie Darmian, organise une réunion de crise à Grézillac. Dans cette commune, les parcelles de certains viticulteurs ont été totalement détruites. C'est d'autant plus rageant que les vendanges devaient avoir lieu fin septembre. Jean-Marie Darmian, le maire de Créon a visité tout le week-end les différentes vignes pour observer les dégâts. Il attend beaucoup de cette réunion. « Il faut faire un état des lieux. Ensuite, il faut résoudre le fait que les viticulteurs ne peuvent pas bénéficier de la reconnaissance de catastrophe naturelle. Il va falloir discuter avec le ministère de l’Intérieur de ce point précis. Rien ne protège un viticulteur si ce n’est sa capacité à s’assurer ». Reste aux victiculteurs de la région l'espoir de voir la loi modifiée pour leur permettre de bénéficier de la la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. 

Tugdual de Dieuleveult avec C. Lemke