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Une gigantesque étoile disparaît de manière inexpliquée de la galaxie de Kinman

Une étoile variable lumineuse bleue de la galaxie de Kinman - Image d'illustration

Une étoile variable lumineuse bleue de la galaxie de Kinman - Image d'illustration - L. CALCADA / EUROPEAN SOUTHERN OBSERVATORY / AFP

Une équipe de scientifiques n'est pas parvenue à trouver les traces que laissent généralement ce type d'étoile en disparaîssant, dans une gigantesque implosion appelée supernova.

Le phénomène reste inexpliqué. Située à environ 75 millions d'années-lumière de la Terre, une gigantesque étoile variable bleue lumineuse a mystérieusement disparu des radars, au grand dam des scientifiques de l'ESO (Observatoire européen austral) qui ont fait état de cette absence dans un rapport publié dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society début juin.

Phénomène inédit

Située sur la galaxie de Kinman, l'étoile avait été observée à de nombreuses reprises, et de manière approfondie, entre 2001 et 2011. Selon The Independent, ces études prolongées avaient permis d'estimer que cette dernière était actuellement à un stade avancé de sa vie, et qu'elle ferait un parfait objet d'étude quant à la "mort" de ce type d'étoiles massives.

Et c'est là que le bât-blesse. Lorsqu'elles disparaissent, ces étoiles implosent dans ce qui est appelé une supernova, un phénomène spectaculaire qui laisse des traces observables, mais pas cette fois. À l'heure actuelle, les scientifiques estiment que l'ensemble aurait pu s'effondrer dans un trou noir mais sans explosion, une première.

"Si cela s'avère vrai, ce serait la première observation d'une telle étoile monstre mettant fin à sa vie de cette manière", souligne Andrew Allan, scientifique du Trinity College de Dublin, qui a dirigé l'étude.

Recherches approfondies

C'est en 2019, alors que l'étoile devait de nouveau être examinée, que les scientifiques se sont aperçus de cette disparition inattendue. Alors pour s'assurer de ne pas être passé à côté des traces d'une éventuelle implosion, ces derniers se sont appuyés sur le Very Large Telescope, un ensemble de téléscopes situé au Chili, au milieu du désert d'Atacama, mais sans succès. comme le signale de son côté Futura-Sciences, l'instrument X-shooter a également été mis à contribution, pour le même résultat.

En analysant d'anciennes données, récupérées lors des différentes années d'observation, il a été repéré que l'étoile avait connu une forte période d'activité, qui aurait probablement pris fin au détour des années 2010.

Pour autant, afin de comprendre le phénomène dans sa globalité, et de l'expliquer, de nouvelles analyses qui s'appuieront sur différents outils sont prévues pour les mois à venir.

https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier Journaliste BFMTV